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Verstappen lie son avenir F1 au moteur 2027

Max Verstappen a clairement relié son avenir immédiat en Formule 1 au virage pris par la FIA sur les moteurs 2027, en expliquant à Montréal que le projet de revenir vers un équilibre proche de 60/40 en faveur du thermique augmente "définitivement" ses chances d’être encore sur la grille l’an prochain.

À l’approche du Grand Prix du Canada, le pilote Red Bull a salué une orientation "clairement très positive". Il a qualifié cette évolution de "minimum que j’espérais" et a ajouté que c’était "exactement ce dont ce sport a besoin". Interrogé plus directement sur l’effet de ces changements sur sa volonté de continuer, Verstappen a répondu : "Oui, clairement. Je veux simplement un bon produit en Formule 1 et cela améliorera forcément le produit."

Cette prise de position tranche avec les mois précédents, durant lesquels Verstappen s’était imposé comme le critique le plus virulent de la philosophie moteur introduite pour 2026. Il reprochait à cette génération de monoplaces, pensée autour d’un partage presque 50/50 entre V6 et puissance électrique, d’obliger les pilotes à conduire pour recharger la batterie, sans que celle-ci soit ensuite capable de délivrer sa pleine puissance assez souvent. Pour lui, le problème n’était pas seulement la compétitivité de sa voiture, mais la qualité même du produit F1 et le plaisir de pilotage.

Le Néerlandais a expliqué que les changements attendus "aideront déjà beaucoup" et que, si le produit s’améliore, "le plaisir augmentera naturellement aussi". Il a aussi insisté sur le lien direct entre cette évolution technique et sa motivation à rester : un meilleur produit le rendrait plus heureux, ce qui est selon lui la condition pour continuer en Formule 1.

La FIA a annoncé après Miami un accord de principe pour aller plus loin à partir de 2027. Le plan vise à réduire la dépendance à l’électrique en augmentant le débit de carburant et en abaissant d’environ 50 kW la puissance du MGU-K ou de l’ERS, afin de déplacer l’équilibre vers un ratio d’environ 60/40 en faveur du moteur à combustion. Une hausse de la capacité de la batterie a aussi été évoquée pour rendre le comportement des voitures plus naturel.

Rien n’est toutefois totalement verrouillé. Les détails du paquet ne sont pas encore définitivement approuvés, et plusieurs motoristes pourraient freiner un recul de la philosophie initiale après y avoir investi beaucoup de temps et d’argent, avec en jeu un possible avantage compétitif. Verstappen l’a reconnu lui-même : "C’est pour cela qu’il faut attendre que tout soit complètement confirmé. Mais cela doit absolument arriver."

Carlos Sainz a appuyé la même direction en estimant que cette proposition correspond exactement à ce que la F1 doit faire. Le pilote Williams et directeur du GPDA a cependant prévenu que "comme toujours dans ce sport, il y aura de la politique" et des intérêts divergents entre constructeurs. C’est ce point qui reste décisif pour Verstappen : son discours est devenu nettement plus positif, mais sa présence l’an prochain dépend encore de la validation finale de cette réforme moteur.