Lewis Hamilton a écopé de cinq secondes de pénalité pour avoir causé dès le premier tour du Grand Prix de Belgique l’accrochage avec George Russell à Les Combes, un contact qui a envoyé le pilote Mercedes dans le bac à graviers et l’a contraint à l’abandon immédiat.
L’incident s’est noué à l’approche du virage, au bout de la ligne droite de Kemmel, avec Hamilton à l’intérieur et Russell à l’extérieur. Le contact entre l’avant gauche de la Ferrari n°44 et l’arrière droit de la Mercedes n°63 a fait partir Russell en tête-à-queue. Sa W17 s’est immobilisée dans le gravier, déclenchant une voiture de sécurité pendant quatre tours.
La décision des commissaires a retenu l’attention parce qu’un accrochage du premier tour est souvent traité avec davantage de tolérance. Cette fois, les éléments retenus ont été plus lourds pour Hamilton. Les résumés de l’incident indiquent que Russell a abandonné sur le coup et que la Mercedes n°63 était clairement devant la Ferrari n°44 au moment de l’impact, dans une phase où les trajectoires se croisaient à l’entrée de Les Combes.
À la radio, Lewis Hamilton, pilote Ferrari, a expliqué avoir été placé dans une « position impossible ». Il a aussi signalé qu’avec « une voiture devant », l’aérodynamique de sa Ferrari avait été perturbée et qu’il n’avait plus de direction pour éviter le contact.
Sportivement, l’abandon de Russell pèse immédiatement sur la lutte au championnat. Le pilote Mercedes s’élançait à Spa avec 25 points de retard sur son équipier Andrea Kimi Antonelli, leader du classement et parti de la pole, ce qui condamne Russell à repartir de Belgique avec un zéro au moment où son déficit était déjà sous pression.
Cette sanction prolonge aussi une période délicate pour Hamilton sur le plan disciplinaire. Avant Spa, il avait déjà été pénalisé à Monaco pour excès de vitesse dans la voie des stands, puis à Silverstone pour un léger mouvement sur la grille avant le départ.
© Jonathan Borba