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Racing Bulls sanctionnée après la panne de Lawson

Racing Bulls a écopé d’une amende de 30 000 euros, dont 20 000 avec sursis pendant 12 mois, après que la FIA a jugé non conforme le système de désaccouplement d’embrayage de la voiture de Liam Lawson, une défaillance qui a empêché l’évacuation de la monoplace et provoqué un drapeau rouge lors des EL1 du Grand Prix du Canada.

Le document des commissaires précise que la voiture n°30 s’est immobilisée dans les dix premières minutes de l’unique séance d’essais à Montréal après qu’une connexion rompue a provoqué une fuite hydraulique. Quand le CDS a ensuite été activé par un commissaire, il n’a pas désengagé l’embrayage, ce qui a rendu la voiture impossible à déplacer.

C’est précisément ce point qui a motivé la sanction. L’article C9.3 impose à toutes les F1 un dispositif capable de désengager l’embrayage pendant au moins 15 minutes quand la voiture est arrêtée, moteur coupé, et ce même en cas de défaillance hydraulique, pneumatique ou électrique. Les commissaires ont aussi retenu l’explication de l’ingénieur de l’équipe, selon laquelle le CDS de cette voiture remplit deux fonctions: libérer l’embrayage et assurer un rôle lié à l’anti-stall.

Dans leur décision officielle après les EL1, les commissaires ont qualifié l’incident d’« affaire sérieuse ». Ils ont ajouté qu’il « a conduit à un drapeau rouge » et que « si le système avait fonctionné comme le prévoit le règlement, l’incident aurait pu être traité rapidement via le déploiement de la voiture de sécurité virtuelle ».

L’affaire pèse d’autant plus sur Racing Bulls que le délégué technique de la FIA avait déjà signalé le sujet. Les commissaires ont noté son inquiétude face à la double fonction du CDS sur cette voiture et indiqué que l’équipe avait été avertie en 2025 au sujet de la conception de ce système sur ses monoplaces.

Le dossier a aussi mis en lumière des lacunes côté intervention en piste. Après avoir entendu Liam Lawson, pilote Racing Bulls, ainsi que les représentants de l’équipe, le délégué technique de la FIA et l’ingénieur électronique de la FIA, les commissaires ont retenu que les commissaires de piste avaient d’abord tenté de pousser la voiture contrairement aux instructions du pilote, et que celui qui cherchait à activer le CDS essayait en réalité d’appuyer sur un bouton de la caméra embarquée.

La FIA a estimé que cela montrait qu’« une formation supplémentaire dans ce domaine est requise », malgré l’existence de la documentation de référence sur ces procédures. Les commissaires ont même ajouté qu’un document clair ne suffisait probablement pas et qu’il devait être complété par une formation pratique des organisateurs, ce qui élargit cette affaire au-delà de la seule amende infligée à Racing Bulls.