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Hadjar voit Red Bull 2e force malgré sa P6

Isack Hadjar a quitté le Grand Prix d’Autriche persuadé que la RB22 améliorée avait le rythme pour viser bien mieux qu’une sixième place, au point d’affirmer que Red Bull possédait « la deuxième voiture la plus rapide » en course dimanche.

Parti huitième, le Français a remonté jusqu’à la P6, mais il estimait qu’un top 4 était à portée sans ses problèmes de déploiement d’énergie et avec une meilleure position de départ. Après l’arrivée, il a expliqué qu’en s’élançant de la huitième place, il avait dû dépasser les deux McLaren, ce qui a pesé sur son résultat final. « Si on était partis un peu plus haut sur la grille et sans nos problèmes de déploiement d’énergie, je pense que la quatrième place était possible », a-t-il dit.

Cette sixième place a aussi marqué un cap pour Hadjar dans le niveau des bagarres disputées. Interrogé par Crash.net, le pilote Red Bull a résumé sa course ainsi : « Je ne me souviens pas d’une course dans ma carrière où je me suis battu avec les gros, comme les Ferrari et les McLaren. » Il a ajouté qu’il s’était bien amusé dans ces duels et qu’il pensait avoir « plutôt bien » géré l’ensemble.

Son dimanche n’a pourtant pas été propre. Les soucis de freins déjà apparus en qualifications ont continué en course, avec « pas mal de blocages » et « très peu de confiance » au freinage. Hadjar a expliqué qu’il avait dû garder de la marge à chaque zone de freinage, tout en soulignant qu’il n’était pas le seul dans ce cas. Selon lui, la forte température de piste a aggravé la situation, au point de rendre les pneus « vraiment mauvais » en sensation.

Le problème remontait à la veille. En qualifications, Hadjar s’était dit frustré par un comportement qui l’empêchait d’utiliser son style habituel de gros freineur tardif. Il avait aussi évoqué un déploiement mal optimisé pour les qualifications, tandis que Red Bull avait rencontré vendredi des soucis de groupe propulseur, notamment dans le virage 3.

C’est justement pour cela que son verdict sur les évolutions apportées en Autriche est important. Malgré les limites rencontrées sur le week-end, Hadjar a dit avoir clairement senti le gain sur le rythme de course. « On le sent vraiment sur le rythme en course », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Aujourd’hui, on avait la deuxième voiture la plus rapide. » Il a souligné que Red Bull souffre habituellement davantage en course qu’en qualifications, alors que ce week-end-là, l’équilibre était « plus égal ».

Hadjar y voit la confirmation d’une progression engagée plus tôt dans la saison. Il a rappelé qu’une première évolution à Miami avait déjà représenté un gros pas en avant, et que l’Autriche a apporté un nouveau progrès, surtout sur les longs relais. Il a toutefois précisé que sur un tour, Red Bull n’est « toujours pas » au niveau de Mercedes. Pour lui, le bilan reste néanmoins « très encourageant », parce qu’une voiture imparfaite tout le week-end a tout de même montré un rythme de premier plan en course.