George Russell a vu sa course basculer avant même l’extinction des feux au Grand Prix de Hongrie, un nouveau problème de départ ayant envoyé la Mercedes de la sixième place sur la grille jusqu’au fond du peloton, avant une remontée limitée à la septième place.
Le point de départ du problème a été confirmé par Toto Wolff, directeur de Mercedes, qui n’a pas caché sa frustration après l’arrivée. « Il semble qu’un nouveau problème soit survenu sur la voiture de George. On dirait qu’il a mis environ 10 % d’accélérateur, puis le moteur est monté immédiatement dans les tours. Il a relâché l’accélérateur et la voiture s’est retrouvée en mode anti-calage. » Wolff a ajouté : « Je ne suis vraiment pas satisfait des erreurs qui continuent de se produire. »
Russell a livré la même lecture d’une panne venue ruiner une course qui pouvait viser beaucoup plus haut. Le pilote Mercedes a expliqué qu’« environ quatre secondes avant que les feux ne s’éteignent, le moteur a commencé à s’emballer dans tous les sens » et que « le moteur ne réagissait pas à l’accélérateur ». Selon lui, il avait suivi sa procédure normalement, mais « c’est évidemment un autre problème technique qui a complètement gâché la course ».
Le plus frustrant pour Mercedes comme pour Russell est que le rythme était là. Le Britannique a indiqué que l’équipe lui avait dit que sa cadence en course était « aussi forte que celle de n’importe qui en piste », au point de penser qu’un combat pour le podium était possible si le premier tour s’était déroulé normalement. Sa remontée jusqu’à la septième place a au moins confirmé ce potentiel, même si Wolff a estimé que son pilote n’avait fait que sauver « le maximum de points qu’il pouvait récupérer ».
Cet épisode s’ajoute à une saison 2026 déjà marquée par une accumulation de revers pour Russell. Il avait déjà subi un abandon sur casse moteur au Canada, ainsi que des problèmes de vitesse de pointe à Silverstone et à Spa. Après l’arrivée, il a résumé son état d’esprit en expliquant être « au-delà de la déception », estimant que s’il continuait à se laisser affecter par tout ce qui lui arrivait, il serait « déçu tous les jours de la semaine ».
Russell a toutefois insisté sur sa volonté de rester tourné vers la suite. Il a dit vouloir « rester positif », tout en reconnaissant que la pause estivale arrivait au bon moment, ajoutant qu’il avait « définitivement l’impression d’en avoir besoin cette année ».
Au championnat, les dégâts sont bien réels. Sa septième place ne lui a rapporté que six points, pendant que son équipier Kimi Antonelli terminait troisième. Russell aborde ainsi la pause avec 59 points de retard sur son coéquipier, un nouvel écart qui alourdit encore une lutte pour le titre déjà sérieusement compliquée.
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