© Jonathan Borba

Leclerc veut comprendre l’anomalie Ferrari

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Charles Leclerc a reconnu que Ferrari devait comprendre d’urgence pourquoi sa SF-26 se montre performante là où l’équipe s’attend à souffrir, puis décevante sur les circuits censés lui convenir, après une Hongrie conclue seulement aux quatrième et cinquième places.

Le Monégasque a qualifié le week-end du Hungaroring de « décevant » après une course où Ferrari espérait davantage sur un tracé considéré comme favorable à la voiture. Au lieu de cela, Leclerc a terminé quatrième et Lewis Hamilton cinquième, ce qui a prolongé une tendance qui intrigue clairement Maranello sur les trois dernières manches.

« C’est un week-end décevant, et je pense que ce qui ressort le plus pour moi après les trois dernières courses, c’est que, sur ces trois courses, il y en en a eu deux où nous nous attendions à souffrir, et nous avons terminé premier et deuxième. Et sur la course où nous pensions bien faire, nous avons fini quatrième et cinquième », a déclaré Charles Leclerc, pilote Ferrari, après l’arrivée.

Pour Leclerc, le problème ne peut pas être réduit à une seule voiture ni à un seul côté du garage. « Il y a clairement une tendance », a-t-il expliqué, en soulignant que les deux Ferrari suivent le même schéma, capables d’être fortes sur les week-ends les plus redoutés puis en difficulté quand les attentes sont élevées. « C’est quelque chose que nous devons comprendre. »

Le contraste est d’autant plus marqué que Ferrari sortait de deux résultats bien plus solides sur des circuits où elle craignait d’être en retrait. Leclerc s’était imposé à Silverstone avant de terminer deuxième à Spa, alors que Budapest devait, sur le papier, mieux correspondre aux caractéristiques de la SF-26.

La course elle-même n’a fait qu’accentuer cette frustration. Leclerc et Hamilton ont tous deux perdu des positions au départ, un handicap particulièrement coûteux sur un circuit où les occasions de dépassement sont rares. Leclerc a reconnu qu’« avec un bon départ, les choses auraient pu être très différentes », tout en admettant que Ferrari n’avait « jamais été particulièrement brillante à aucun moment de la course ».

Il a décrit une voiture encore trop imprévisible d’un relais à l’autre. Le premier relais n’était « pas mal », le dernier en tendres « plutôt bon », mais l’ensemble a surtout laissé apparaître « trop de hauts et de bas ». Leclerc a aussi noté que certaines phases ont été difficiles pour Hamilton, d’autres pour lui-même, preuve supplémentaire, selon lui, d’un comportement qui manque de corrélation claire.

Cette irrégularité est désormais au centre des priorités de Ferrari avant la reprise du championnat. Leclerc a insisté sur la nécessité de « trouver cette constance avec cette voiture », un chantier devenu essentiel si l’équipe veut retrouver une base de performance prévisible et se remettre en position de gagner après la pause estivale.

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