Oscar Piastri aborde la pause estivale en estimant n’avoir compris que lors des dernières courses comment il fallait piloter la McLaren version 2026, après un premier semestre en dessous de ses attentes sous l’effet du profond changement réglementaire.
Le pilote McLaren, Oscar Piastri, explique que les nouvelles règles sur le châssis et le groupe propulseur ont imposé un vrai réapprentissage. « Cela a été une énorme remise à zéro pour nous, pour moi aussi. J’ai dû aborder certaines choses différemment et changer ma manière de faire », a-t-il dit. Il a même qualifié ce règlement de changement « complètement fondamental » dans la façon de conduire une F1.
Piastri situe le tournant en Autriche, où il a commencé à modifier plus franchement son approche. « En Autriche, j’ai senti que je devais me pousser un peu plus, essayer de nouvelles choses et simplement piloter d’une manière un peu différente », a-t-il expliqué. Depuis, il dit avoir progressivement mieux identifié ce que demande la voiture : « Lors des dernières courses avant la pause, j’ai clairement découvert de plus en plus comment la voiture doit être conduite, comment elle fonctionne, comment aller vite avec elle », même si cela « n’est pas toujours la chose la plus évidente ou naturelle ».
Selon lui, une partie du problème venait du fait d’avoir conservé trop longtemps des automatismes hérités des saisons précédentes. « Il est assez facile de retomber dans son rythme habituel et de faire les choses comme on les a toujours faites, mais cela ne fonctionne pas toujours avec ces voitures. Je pense que Barcelone en a clairement été un exemple », a-t-il reconnu.
Cette adaptation tardive se lit dans ses résultats. Piastri part en vacances avec 92 points, seulement deux podiums cette saison, tandis que son équipier Lando Norris l’a devancé en qualifications à sept reprises lors des huit dernières séances, Monaco étant la seule exception citée. Le contraste est marqué avec 2025, quand Piastri avait remporté six courses avant la trêve et occupait la tête du championnat.
Le directeur de l’équipe McLaren, Andrea Stella, a confirmé cette lecture en expliquant que Piastri est encore « en train de se mettre au diapason de ces voitures 2026 ». Stella a décrit des monoplaces à faible adhérence, avec moins d’appui, des pneus plus étroits, une aérodynamique active et une répartition proche de 50-50 entre moteur thermique et puissance électrique. Pour McLaren, cette phase d’apprentissage laisse encore de la performance à aller chercher.
Stella a toutefois assuré que la progression récente de son pilote justifie l’optimisme de l’équipe pour la suite. Il a indiqué qu’un important travail est en cours entre Piastri, ses ingénieurs et l’ensemble du groupe qui l’entoure, avant d’affirmer : « Je pense que nous verrons un Oscar très fort dans la seconde partie de saison. »
© Jonathan Borba