Oliver Bearman abordera le Grand Prix du Canada avec une marge retrouvée sur le front disciplinaire: les deux points de pénalité FIA reçus après avoir dépassé Carlos Sainz sous drapeau rouge lors des essais à Monaco, le 23 mai 2025, expirent ce week-end et font retomber le total du pilote Haas de 10 à 8.
Ce recul l'éloigne de la menace immédiate d'une suspension automatique d'une course. Dans le système FIA, tout pilote qui atteint 12 points de pénalité sur une période glissante de 12 mois écope d'un bannissement pour le week-end suivant. Bearman arrivait donc au Canada à seulement deux points de cette limite.
Le Britannique reste malgré tout le pilote le plus exposé du plateau. Son total comprend encore quatre points pour son accident sous drapeau rouge à l'entrée des stands lors du Grand Prix de Grande-Bretagne 2025, la sanction la plus lourde de son dossier actuel.
Le reste de son barème se compose de deux points pour sa collision avec Carlos Sainz à Monza en 2025, d'un point pour une conduite jugée potentiellement dangereuse face à Liam Lawson lors du Sprint de Sao Paulo 2025, et d'un point pour avoir changé de ligne plus d'une fois en défense à Abu Dhabi 2025.
La prochaine échéance importante arrive vite. Les quatre points de Silverstone doivent expirer le 5 juillet 2026, le jour du Grand Prix de Grande-Bretagne. S'il évite toute nouvelle infraction d'ici là, Bearman sortira alors nettement de la zone rouge après le Canada.
Depuis l'introduction de cette règle des points de pénalité, un seul pilote a atteint la barre des 12 points: Kevin Magnussen. L'ancien titulaire Haas avait dû manquer le Grand Prix d'Azerbaïdjan après avoir touché le maximum à Monza, et Bearman avait justement été appelé pour le remplacer ce week-end-là.
Le danger n'a donc pas totalement disparu pour Bearman, mais il n'arrive plus à Montréal à une erreur de la suspension. Avec la prochaine extinction de points prévue début juillet, Haas peut envisager les prochaines courses avec beaucoup moins de pression sur ce dossier.
© Jonathan Borba