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Wolff et Coulthard ciblent le fiasco des drapeaux bleus

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Après la panne du système automatique de drapeaux bleus de la FIA au Grand Prix de Hongrie, Toto Wolff et David Coulthard ont surtout dénoncé l’incapacité des équipes et des pilotes à gérer correctement une situation de course de base malgré le retour aux drapeaux manuels.

La défaillance a forcé une procédure inhabituelle pendant la course à Budapest. Les commissaires ont dû agiter les drapeaux à chaque poste et les équipes devaient relayer l’information par radio à leurs pilotes sur le trafic à un tour. Pour Wolff, c’est précisément à ce moment-là que le paddock n’a pas été à la hauteur.

Le patron de Mercedes, Toto Wolff, au micro de Sky Sports F1, a expliqué que « le système de commissariat ne fonctionnait pas et des voitures à l’arrière défendaient pendant la bataille entre Lewis et Kimi ». Il a ensuite visé directement certains ingénieurs de muret, jugeant « scandaleux » que ces « ingénieurs Teletubbies » n’aient pas dit à leurs pilotes ce qui se passait derrière eux.

Sa colère visait notamment les difficultés rencontrées par Andrea Kimi Antonelli en fin de course alors qu’il se battait aux avant-postes, gêné par plusieurs retardataires. Mais l’exemple le plus visible de cette confusion reste l’accrochage entre Carlos Sainz Jr. et Oscar Piastri, quand le pilote McLaren a perdu un temps précieux en essayant de dépasser la Williams. Sainz a reçu une pénalité de cinq secondes.

Piastri a rejeté l’idée que les problèmes de drapeaux bleus puissent tout excuser. Il a rappelé qu’il savait qu’il y avait un souci avec le système, mais que les drapeaux des commissaires étaient bien présentés. « J’étais juste derrière lui. Je n’arrivais pas à croire ce qui s’est passé », a-t-il dit, avant d’ajouter qu’un manque d’information ou de conscience de la situation restait « inacceptable ».

Coulthard a porté la même critique, avec un ton tout aussi dur. Sur le podcast Up to Speed, l’ancien pilote a estimé que la panne technique n’expliquait pas la réaction du paddock. « C’était comme un premier jour d’école, et je parle de maternelle dans la manière dont les pilotes réagissaient aux drapeaux bleus », a-t-il lancé.

Il a reconnu qu’un problème touchait les flux de données, mais il a insisté sur le fait qu’en course les équipes devaient compenser. Selon lui, il existe encore une « conscience spatiale » et les ingénieurs peuvent regarder au-delà du muret pour suivre la position des voitures. En qualifications, anticiper une sortie des stands reste plus difficile, a-t-il dit, mais dans un Grand Prix « on peut le savoir. Non, pas ‘on peut’. On le sait forcément. Ce n’était tout simplement pas suffisant ».

L’épisode de Budapest dépasse donc le simple bug informatique. Il relance une critique plus large de la F1 moderne, trop dépendante des flux de timing et des alertes automatiques, alors même qu’une course devrait encore pouvoir être gérée par des informations de base, de la communication radio et une vraie lecture de la piste depuis le muret.

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