Après son tête-à-queue dans le dernier virage de sa dernière tentative en Q3 au Hungaroring, Max Verstappen a expliqué que sa Red Bull souffrait d’une « dégradation » aérodynamique en qualifications, un mal qui l’a relégué à la sixième place sur la grille du Grand Prix de Hongrie.
Le pilote Red Bull et quadruple champion du monde a décrit un comportement inverse à celui attendu au fil d’une séance. « Le week-end a été difficile en général, mais quand, au lieu des pneus, c’est la voiture qui se dégrade, alors vous avez un gros problème », a-t-il déclaré après la séance. Selon lui, sa RB22 est devenue « de pire en pire tour après tour » sur l’ensemble de ses 18 tours en qualifications, au point d’être « impossible à piloter comme ça » en fin de Q3.
Son erreur au dernier virage a surtout illustré cette perte progressive de contrôle. Verstappen a expliqué que la voiture prenait de plus en plus de survirage à mesure que la séance avançait, jusqu’à se retrouver avec un arrière « inexistant » au moment de l’inscription en courbe. Il a aussi indiqué que l’équipe voyait dans les données une perte d’appui aérodynamique qui s’aggravait, sans qu’il puisse encore identifier précisément l’origine du problème.
À la radio, juste après le tête-à-queue, Verstappen n’a pas caché sa colère. Max Verstappen, pilote Red Bull, a lâché que la voiture était « complètement cassée aérodynamiquement », qu’elle « empirait de plus en plus », avant d’ajouter : « Quelle blague. Quelle blague. Quel week-end de merde. » Laurent Mekies, directeur de l’équipe Red Bull, a tenté de l’apaiser en lui répondant que c’était « super difficile là-dehors » et que l’équipe essaierait de « réparer ce qu’elle peut réparer pour demain ».
Au-delà du résultat brut, Verstappen a surtout insisté sur la nature changeante des problèmes de Red Bull. Il a répété qu’« il y a toujours quelque chose de différent qui arrive », ce qui complique le diagnostic et la correction. Cette instabilité technique s’inscrit dans une série plus large, puisque c’est la troisième fois sur les quatre derniers rendez-vous qu’il part en tête-à-queue ou sort de la piste en séance compétitive, après son crash en Q3 au Red Bull Ring et son tête-à-queue en fin de Grand Prix de Grande-Bretagne.
Le Néerlandais a résumé ses qualifications comme étant « complètement sans espoir ». Interrogé ensuite sur un éventuel sentiment de désespoir face à un nouveau problème différent d’un week-end à l’autre, il a balayé l’idée : « Non, non, désespéré ? Ce mot n’existe même plus pour moi. J’ai déjà dépassé ce stade. On laisse ça derrière nous et on réessaie demain. »
Pour Red Bull, l’épisode a transformé une séance déjà compliquée en vrai revers sportif, avec Verstappen seulement sixième et Isack Hadjar huitième, tout en laissant l’équipe avec un problème aérodynamique que son pilote juge de plus en plus difficile à comprendre et donc à corriger avant la course.
© Lukas Raich