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Verstappen divise déjà la course au titre 2026

Après seulement quatre courses en 2026, Max Verstappen se retrouve au cœur d’un clivage net sur sa crédibilité dans la lutte pour le titre: Bernie Ecclestone estime que « Antonelli ou Verstappen sera champion du monde », tandis que Guenther Steiner balaie totalement cette possibilité.

Ecclestone a pourtant infléchi sa propre lecture du début de saison. Dans des propos accordés à Blick, il a jugé que « la saison est encore jeune », tout en soulignant que « pour le moment, Antonelli a l’élan pour creuser son avance sur Russell ». Son verdict est beaucoup plus tranché sur l’issue finale: « Antonelli ou Verstappen sera champion du monde. »

Cette prise de position marque un revirement. En février, après les essais de pré-saison et dans des déclarations rapportées par RTL, Ecclestone avait averti que les règles 2026, encore en cours d’ajustement, ne conviendraient pas au style de pilotage de Verstappen. Il voyait alors Mercedes en position de force et allait jusqu’à dire que George Russell devrait « démontrer son instinct de tueur tout au long de la saison pour devenir champion ».

À l’opposé, Guenther Steiner, ancien patron de Haas, ne voit aucune ouverture pour le Néerlandais. Sur le podcast The Red Flags, il a été catégorique: « Il n’est pas un candidat au titre. Non, absolument pas. Je ne veux même pas l’expliquer. Cela n’arrivera tout simplement pas cette année. » Sa position s’appuie aussi sur le classement après quatre manches: Verstappen ne compte que 26 points, alors que le leader Kimi Antonelli a déjà dépassé les 100.

Chez Red Bull, Laurent Mekies défend une lecture bien différente, à la fois sur l’engagement du pilote et sur la trajectoire de l’équipe. Interrogé par l’AFP depuis le GP Historique de France au Paul Ricard, le dirigeant a assuré qu’il n’existait « pas la moindre possibilité » d’un départ de Verstappen à la fin de 2026. Mekies a ajouté que le quadruple champion du monde est « le cœur du projet » et qu’il est impliqué dans les décisions stratégiques pour l’avenir.

Le point central de cet optimisme reste Miami. Ecclestone y a vu une Red Bull « nettement améliorée » après un début de saison difficile, au point d’estimer que l’équipe semble avoir surmonté sa mauvaise passe. « Max a retrouvé son feu, et quand c’est le cas, il est dangereux », a-t-il dit.

Mekies s’est appuyé sur le même week-end pour défendre l’idée d’un redressement en cours. Verstappen s’y était qualifié deuxième, aux côtés du poleman Andrea Kimi Antonelli, avant qu’« une erreur inhabituelle au départ » ne compromette sa lutte pour la victoire. Le patron français a toutefois tempéré la portée de ce progrès: « Cela signifie-t-il que nous sommes de retour et en lutte pour les victoires ? Non. Pas encore là, mais nous y arriverons. »

C’est là que se joue déjà le débat du championnat 2026: pour les sceptiques, l’écart au classement est trop important pour imaginer Verstappen revenir dans la bataille; pour Ecclestone et Red Bull, Miami a montré qu’un Verstappen de nouveau menaçant peut encore peser sur la direction du titre face à l’élan pris par Antonelli.