Sergio Pérez a révélé que Christian Horner lui avait expliqué dès son arrivée chez Red Bull que l’équipe était entièrement construite autour de Max Verstappen, une hiérarchie que le Mexicain dit avoir acceptée dès le départ.
Dans le podcast High Performance, l’ancien pilote Red Bull a raconté que le message lui avait été livré sans détour avant même sa signature. Selon Pérez, Christian Horner, directeur de l’équipe Red Bull, lui avait dit : « Nous faisons courir deux voitures parce que nous devons le faire. Sinon, nous serions ravis de courir avec une seule. Tout est pour Max, tout tourne autour de Max. Nous voulons gagner le championnat. »
Pérez a insisté sur le fait qu’il ne s’était « jamais senti trompé » sur la nature de son rôle. Il savait, a-t-il expliqué, « dès la première conversation » à quoi il s’engageait, et il a choisi de ne pas se demander pourquoi cette hiérarchie existait. À la place, il a dit avoir cherché à donner le maximum « dans tous les domaines » avec les ressources à sa disposition, estimant même avoir dépassé les attentes pendant son passage dans l’équipe.
Son constat va au-delà du seul niveau de Verstappen. Pérez a affirmé qu’être son équipier chez Red Bull représentait « le travail le plus dur de la F1 », non seulement à cause de la vitesse du Néerlandais, mais parce que tout l’environnement de l’équipe était structuré pour lui. « L’affronter chez Red Bull, avec son équipe, ses gens, son environnement, c’est difficile », a-t-il dit, en ajoutant que « toutes les opportunités » allaient à Verstappen, notamment du côté des ingénieurs seniors et des profils les plus expérimentés.
C’est dans ce cadre que Pérez relit ses quatre saisons entre 2021 et 2024. Durant cette période, il a signé cinq victoires, à Bakou en 2021, à Monaco et Singapour en 2022, puis en Arabie saoudite et de nouveau à Bakou en 2023, ainsi que 29 podiums. Il a aussi accompagné Verstappen dans la conquête de ses quatre titres mondiaux pendant que Red Bull renforçait sa domination chez les constructeurs.
Pérez estime que les difficultés rencontrées par Red Bull dans le second baquet après son départ ont confirmé son analyse. Il a rappelé que Liam Lawson n’était resté que deux Grands Prix avant de céder sa place à Yuki Tsunoda, puis que ce dernier avait terminé la saison très loin de Verstappen au classement, avec 33 points contre 421 pour le quadruple champion du monde.
© Morio