Charles Leclerc a expliqué avant le Grand Prix de Belgique que sa relation avec Max Verstappen avait complètement changé depuis leurs affrontements rugueux en karting, au point qu’il n’aurait « absolument pas peur » de partager un jour le garage Ferrari avec le quadruple champion du monde.
Interrogé par Sky Sport Italia sur une éventuelle association avec le pilote Red Bull, le Monégasque a d’abord insisté sur la valeur de son rival. Verstappen est, selon lui, « un pilote exceptionnel qui a remporté quatre titres mondiaux ». Leclerc a ajouté qu’une telle cohabitation ne l’inquiéterait pas. « Donc je n’en aurais absolument pas peur si cela arrivait un jour. Ce serait même une belle histoire, parce que nous avons commencé ensemble en 2010 et nous avons parcouru toutes les catégories du karting ensemble. »
Cette ouverture contraste avec le regard qu’ils portaient l’un sur l’autre à leurs débuts. Leclerc a raconté que leur rivalité était bien plus dure quand ils se battaient directement pour la victoire dans les plus hautes catégories du karting, au point que leurs duels débouchaient régulièrement sur des accrochages. « Avant, j’étais convaincu qu’il était une mauvaise personne, et lui pensait exactement la même chose de moi. Mais désormais, cette relation a complètement changé », a déclaré Charles Leclerc, pilote Ferrari, à Sky Sport Italia.
Leclerc a expliqué cette évolution par la maturité acquise avec les années. Quand la visière se baisse, l’amitié n’existe pas, a-t-il en substance rappelé, mais il estime qu’avec le temps, eux deux ont appris à distinguer le pilote de la personne. C’est aussi ce qui nourrit aujourd’hui le respect qu’il dit avoir pour Verstappen.
Ce respect ne l’empêche pas de rechercher l’affrontement en piste. Leclerc a même assuré qu’il adorerait se mesurer à Verstappen « dans le tout dernier virage », justement parce que « nous ne cédons ni l’un ni l’autre ». À ses yeux, cette dureté partagée fait toujours partie de leur rivalité, mais elle repose désormais sur une compréhension mutuelle plus solide qu’à l’époque du karting.
Même en laissant la porte ouverte à un tandem futur avec Verstappen, Leclerc a pris soin de ramener la discussion au présent chez Ferrari. « Est-ce que j’aimerais le voir chez Ferrari ? Profitons d’abord de Lewis », a-t-il dit, alors que la perspective d’un duo avec Verstappen resterait surtout marquante par le chemin parcouru depuis leurs années de confrontation frontale.
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