Lando Norris s’élancera шестième de la Sprint à Silverstone après que McLaren a réparé un conduit de frein avant endommagé avant la SQ3, une intervention qui a transformé une voiture qu’il jugeait presque inconduisible sans pour autant masquer le vrai problème de l’équipe: le manque de rythme face à Ferrari et Mercedes.
Le Britannique avait traîné ce souci depuis la SQ1, puis avait dû survivre en SQ2 avec une McLaren très difficile à piloter. Dixième de la deuxième phase, il n’a passé le cut que pour 0,081 seconde face à Pierre Gasly, onzième. McLaren a ensuite réussi à réparer la voiture pendant la pause avant la SQ3, et Norris a remonté la pente jusqu’à la sixième place en 1’28”740, soit 0,032 seconde devant son équipier Oscar Piastri, septième.
Interrogé après la séance sur F1TV, Lando Norris, pilote McLaren et champion du monde en titre, a expliqué que le problème l’avait pénalisé « bien plus que je ne le pensais ». Il a ajouté que « ce n’est que pour le dernier run qu’on a réussi à le réparer » et que « les gars ont fait un super travail, la voiture était complètement différente et bien meilleure ». Avant cela, a-t-il dit, elle était « vraiment horrible à piloter pendant la majeure partie de la séance ».
La réparation est toutefois arrivée trop tard pour lui permettre d’exploiter pleinement la voiture. Norris a reconnu qu’au moment de retrouver de la confiance dans son dernier tour, il a aussitôt senti qu’il pouvait « attaquer beaucoup plus ». Autrement dit, McLaren a limité les dégâts, mais n’a pas réussi à convertir son potentiel en meilleure position sur la grille.
Ce scénario n’a fait que confirmer la tendance du vendredi. Norris a terminé à plus de trois dixièmes de la référence en qualifications Sprint, et McLaren n’a jamais semblé en mesure de se mêler à la lutte tout devant. Piastri l’a admis sans détour en expliquant que sa septième place était « plus ou moins ce qu’on attendait » après des essais où l’équipe avait paru « plutôt lente ». L’Australien a aussi estimé avoir extrait l’essentiel de la MCL40, sans disposer du rythme nécessaire.
Pour la Sprint de 17 tours, Norris ne se fait donc guère d’illusions sur la hiérarchie. Il vise surtout les voitures à sa portée plutôt qu’un résultat dans le top 3. « Peut-être qu’on peut se battre avec la Red Bull, mais la Mercedes de George est clairement beaucoup plus rapide », a-t-il dit. Cela laisse McLaren dans une course de gestion des dégâts à domicile, autour des places d’honneur, plus qu’en véritable candidate au podium.
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