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Hamilton relance sa forme sans simulateur Ferrari

Lewis Hamilton a déclaré à Spa-Francorchamps qu’il n’avait toujours pas utilisé le simulateur Ferrari depuis qu’il l’a écarté avant le Grand Prix du Canada, et que ce choix avait aidé ses performances « massivement ».

Interrogé sur le fait de savoir s’il avait remis les pieds dans le simulateur depuis le Canada, le septuple champion du monde a répondu d’un « Non ! » net. Relancé sur l’impact de cette décision sur une série de résultats qui l’a vu marquer plus de points que n’importe quel autre pilote sur la période, il a souri avant de répondre : « Massivement. »

Le tournant remonte au week-end canadien, quand Hamilton a cessé d’utiliser le simulateur de Maranello parce qu’il n’était pas satisfait de sa corrélation et estimait ne pas pouvoir s’y préparer correctement. Il a expliqué que sa deuxième place ce week-end-là avait lancé une série de podiums, ensuite prolongée jusqu’à une victoire chargée d’émotion en Espagne.

Depuis ce changement, Hamilton a inscrit 96 points, soit plus que Kimi Antonelli avec 79, George Russell avec 74 et Charles Leclerc avec 49. Cette comparaison doit toutefois être nuancée par la malchance connue chez Mercedes sur cette période, ainsi que par les contretemps subis par Leclerc.

Hamilton a expliqué que son scepticisme vis-à-vis du simulateur ne date pas d’hier. « J’ai essayé toute l’année dernière avec », a-t-il dit. « Je pilote des simulateurs depuis 1997 et ce sont des outils qui peuvent être vraiment puissants et vraiment utiles, mais ils peuvent aussi vous induire en erreur. » Il a ajouté avoir constaté « particulièrement l’an dernier » ce problème, ainsi que lors de certaines années chez Mercedes, avant de conclure : « Depuis que j’ai arrêté, mes performances se sont nettement, nettement améliorées. »

Le sujet a aussi fait réagir d’autres pilotes à Spa, qui ont surtout présenté le cas Hamilton comme un problème de corrélation plutôt qu’un rejet du travail au simulateur. Max Verstappen a estimé que si un simulateur sert à régler la voiture sans bien corréler à la piste, ce n’est « bien sûr pas idéal », même s’il reste selon lui très utile pour l’équipe.

Alex Albon a tenu la même ligne en expliquant que tout dépend de la corrélation entre la voiture réelle et le simulateur. Si le modèle de pneus et la physique de la voiture sont dignes de confiance, le pilote peut valider des changements de réglage. En revanche, s’il existe « des doutes ou des points d’interrogation », il devient très difficile de s’engager totalement sur des choix testés virtuellement.

Esteban Ocon a, lui, indiqué que Haas obtenait une « très bonne corrélation » sur le moteur entre la piste et le simulateur, tout en reconnaissant que l’équipe « a un peu plus de mal sur le reste ». Le contraste souligne surtout ce que met en avant Hamilton : en Formule 1, un simulateur n’apporte un avantage que s’il reproduit fidèlement ce que le pilote retrouvera une fois en piste.