© Jonathan Borba

Hamilton menacé après avoir gêné Piastri

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Lewis Hamilton s’est qualifié deuxième du Grand Prix de Hongrie à 0,012 s de Lando Norris, mais son départ en première ligne est désormais menacé après sa convocation chez les commissaires pour avoir potentiellement gêné Oscar Piastri au virage 1 lors du dernier tour lancé du pilote McLaren en Q3.

L’incident change immédiatement la lecture de la séance, car Piastri estime avoir perdu toute chance de remonter bien plus haut que sa cinquième place provisoire. Après les qualifications, le pilote McLaren a accusé Hamilton de ne pas avoir regardé derrière lui. « Lewis ne regardait tout simplement pas dans ses rétroviseurs », a-t-il dit, en précisant aussi que le drapeau jaune provoqué par le tête-à-queue de Max Verstappen n’avait pas ruiné sa tentative : « Le drapeau jaune provoqué par Verstappen ne m'a pas posé de problème, j'étais déjà passé. »

Hamilton a expliqué qu’il n’avait pas compris que Piastri arrivait sur un tour rapide. En conférence de presse d’après-séance, le pilote Ferrari a déclaré : « On me l’a dit exactement quand Piastri était à la corde du virage derrière moi, je n’avais aucune idée qu’il arrivait. » Il a ajouté : « Je pensais que tout le monde avait terminé son tour et que c’était Leclerc la voiture derrière moi. Évidemment, ce n’était pas intentionnel. »

Ferrari a reconnu qu’un message trop tardif du muret avait contribué à la situation. Frédéric Vasseur, directeur de l’équipe Ferrari, a confirmé à Sky que l’alerte n’était pas arrivée à temps : « Oui, on lui a dit trop tard et il n’a rien pu faire, il était déjà au milieu du virage. » Vasseur a toutefois indiqué qu’une éventuelle sanction ne bouleverserait pas le plan de course de l’équipe, car Charles Leclerc gagnerait alors une position sur la grille.

Pour Hamilton, cette enquête s’ajoute à une autre frustration née de la manière dont Ferrari a géré la fin de Q3. Le Britannique a jugé discutable le choix d’envoyer les deux Ferrari en piste les premières lors des derniers tours, alors que la piste évoluait encore. Il a estimé que la Scuderia avait laissé échapper une pole pourtant à sa portée après avoir été la référence pendant une grande partie de la séance, avant que Norris ne soit le seul des principaux prétendants à améliorer sur sa dernière tentative.

L’impact le plus direct concerne maintenant la grille de départ. Andrea Stella, directeur de l’équipe McLaren, a rappelé qu’une gêne de ce type en qualifications entraîne habituellement trois places de pénalité. Dans ce scénario, Hamilton reculerait de la deuxième à la cinquième place, tandis que Piastri gagnerait une position et partirait quatrième.

Au-delà du seul cas Hamilton, la décision des commissaires peut donc redessiner l’avant de la grille quelques heures après une qualification où Ferrari avait semblé assez rapide pour viser la pole.

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