© Jonathan Borba

Piastri dénonce le non-lieu après son choc avec Leclerc

Oscar Piastri a critiqué la décision des commissaires de ne prendre aucune mesure après son accrochage avec Charles Leclerc à Les Combes au Grand Prix de Belgique, estimant qu’un drapeau noir et blanc aurait au minimum dû être brandi.

Le pilote McLaren attaquait Leclerc pour la troisième place au huitième tour de l’épreuve de 44 tours lorsqu’il s’est porté à l’extérieur à l’approche du freinage. L’incident a ensuite été étudié, mais les commissaires ont conclu que la voiture 81 avait bien obtenu un certain chevauchement avec la voiture 16, sans que son essieu avant ne dépasse celui de la Ferrari, et qu’il n’y avait donc « aucune possibilité réaliste » de terminer le dépassement depuis cette position. Ils ont aussi jugé que Leclerc n’avait pas « délibérément tassé » Piastri hors de la piste, d’où l’absence de suite.

Après la course, Oscar Piastri, pilote McLaren, a contesté cette lecture. « De là où j’étais, j’étais sur la ligne blanche et je me suis fait serrer », a-t-il dit. « Nous avons eu beaucoup de chance de ne pas avoir un accident plus grave, parce que nous avons touché les roues au début de la zone de freinage, en gros. » Il a ajouté: « Je ne dis pas qu’il fallait forcément une pénalité, mais au moins un drapeau noir et blanc ou quelque chose comme ça. »

Le dommage n’a pas seulement nourri le débat sportif, il a aussi pesé sur sa course. McLaren a dû changer le nez de sa voiture à l’arrêt, et l’équipe a évalué la perte entre cinq et dix points d’appui. Andrea Stella a expliqué que cela représentait aussi environ deux à trois dixièmes au tour, avec un effet direct sur la dégradation des pneus au fil des relais.

Piastri a terminé cinquième, mais il a expliqué que l’impact se faisait sentir bien au-delà du résultat brut. Selon lui, le premier relais a été fortement perturbé par la perte d’appui et par un équilibre de voiture dégradé, avant qu’un ajustement de l’aileron avant ne permette de compenser partiellement. Le second relais a été meilleur, même si la voiture restait endommagée.

Pour l’Australien, le vrai problème est surtout le message envoyé pour les prochains duels. « Si on considère que c’est acceptable, alors cela crée l’incitation de savoir qu’on peut laisser à tout le monde l’espace strictement minimal et s’en tirer, et ce n’est pas la direction la plus rassurante », a-t-il prévenu. Son inquiétude porte moins sur l’absence d’une pénalité lourde que sur le précédent que cette décision pourrait créer dans les combats roue contre roue à l’avenir.