Isack Hadjar a terminé cinquième du Grand Prix du Canada 2026, son meilleur résultat jusqu’ici avec Red Bull, malgré une pénalité de 10 secondes pour une défense agressive face à Charles Leclerc et un stop-and-go de 10 secondes pour ne pas avoir assez ralenti sous doubles drapeaux jaunes, deux sanctions qu’il a jugées méritées.
Le moment le plus marquant de sa course est arrivé après la séquence des arrêts, quand Hadjar s’est défendu à plusieurs reprises face à Leclerc dans la longue ligne droite de Montréal. Le pilote Ferrari a dû faire un écart au dernier moment et mettre une roue dans l’herbe pour éviter un gros accident avant de dépasser peu après. Les commissaires ont ensuite infligé 10 secondes à Hadjar pour la manœuvre, sans que cela ne change sa cinquième place à l’arrivée.
Après la course, le Français ne s’est pas cherché d’excuses. Isack Hadjar, pilote Red Bull, a reconnu que les deux décisions étaient justifiées. « Je n’ai aucun problème avec les pénalités, je pense qu’elles sont justes », a-t-il dit. Au sujet de son duel avec Leclerc, il a ajouté : « J’ai été trop dur » et expliqué s’être « simplement trompé sur l’endroit où il allait se placer ». Il a aussi précisé qu’il ne voulait « évidemment pas l’envoyer dans l’herbe » avant de présenter ses excuses, jugeant son geste « un peu stupide ».
Sa deuxième sanction a encore alourdi une course déjà compliquée. Hadjar a écopé d’un stop-and-go de 10 secondes pour ne pas avoir suffisamment ralenti sous doubles drapeaux jaunes, mais même avec l’addition des deux pénalités, il a conservé la cinquième place.
Leclerc n’a pas contesté le fond de la décision. Charles Leclerc, pilote Ferrari, a déclaré à Canal+ que la sanction était « absolument méritée », qualifiant la manœuvre d’« un peu trop limite ». Il a toutefois accepté les excuses de Hadjar, en rappelant qu’« avec ces voitures, c’est incroyablement difficile à juger » à cause des écarts de vitesse et de la visibilité très réduite dans les rétroviseurs.
Ce qui a le plus frustré Hadjar après l’arrivée n’était pourtant pas la discipline, mais la disparition inexpliquée de son rythme de course. Il a dit ne « pas vraiment comprendre où est passée la performance », alors que la voiture lui avait donné de très bonnes sensations samedi. Dimanche, elle était selon lui « très difficile à piloter », au point d’avoir l’impression de revenir « en EL1 ».
Hadjar a raconté avoir été à l’aise dans les premiers tours, avant de voir le rythme s’effondrer sans explication claire. L’écart s’est creusé devant lui et il n’a plus pu suivre, alors qu’il s’en sentait capable la veille. Il a aussi assuré que le problème ne venait pas de l’usure des pneus, qu’il jugeait très stable, ce qui laisse Red Bull avec une cinquième place solide au classement du jour mais une question bien plus importante à résoudre sur la perte de performance du dimanche.
© Jonathan Borba