Charles Leclerc a remporté le Grand Prix de Grande-Bretagne à Silverstone et offert à Ferrari sa 250e victoire en championnat du monde de Formule 1, un succès qui l’a aussi replacé en tête du classement après 623 jours d’attente.
Cette victoire dépasse donc le seul résultat du week-end. Elle renforce la place de Ferrari comme référence historique en nombre de succès en F1, pour une équipe qui reste selon l’article la seule présente sur la grille depuis la saison inaugurale du championnat du monde.
Le lieu donne encore plus de relief à ce cap. C’est déjà à Silverstone que Ferrari avait débloqué son compteur en 1951, lorsque José Froilán González avait signé la pole puis battu les Alfa Romeo sur 90 tours, avec 51 secondes d’avance à l’arrivée. Ce jour-là, l’Argentin avait décroché la première de ses deux seules victoires en F1, toutes deux avec Ferrari. Soixante-quinze ans plus tard, Silverstone est aussi le théâtre de la 250e.
Leclerc inscrit ainsi son nom dans une suite de jalons qui racontent l’ascension de la Scuderia. La 50e victoire avait été signée par Niki Lauda au Grand Prix d’Espagne 1974 à Jarama, sa première en rouge, dans une saison qui l’avait installé comme figure centrale du renouveau Ferrari. La 100e était revenue à Alain Prost au Grand Prix de France 1990, au terme d’une remontée décisive face aux Leyton House.
D’autres succès ont ensuite façonné la légende sportive de l’équipe. Gilles Villeneuve avait résisté à la pression jusqu’au bout à Jarama en 1981. Michael Schumacher avait lui scellé au Japon en 2000 le premier titre pilotes Ferrari depuis 21 ans, en prenant l’avantage sur Mika Häkkinen grâce à son deuxième arrêt. Plus récemment, Sebastian Vettel avait gagné dès sa deuxième course avec Ferrari en Malaisie en 2015, avant que Lewis Hamilton ne signe à Barcelone le premier succès de leur association.
Leclerc, déjà vainqueur avec Ferrari à Monza en 2019, transforme cette fois un succès contemporain en repère historique. Sa victoire de Silverstone ne relance pas seulement sa saison, elle remet aussi en perspective l’ampleur de l’héritage Ferrari, de González à Schumacher, de Lauda à Leclerc, au moment où la Scuderia atteint un total que personne d’autre n’a approché dans la même continuité.
© Martin Lee from London, UK