Ferrari a frappé fort dès le vendredi du Grand Prix de Hongrie 2026 au Hungaroring, Lewis Hamilton menant le doublé de la Scuderia en FP2 en 1’18”729 devant Charles Leclerc, pendant que le leader du championnat Andrea Kimi Antonelli ne faisait que 13e à 1”9.
Hamilton a signé le meilleur temps de la journée avec 0”148 d’avance sur Leclerc. Lando Norris a pris la troisième place à 0”499, Max Verstappen la quatrième à 0”692 et George Russell la cinquième à près d’une seconde. Sur un circuit où la puissance pure pèse moins qu’à Spa ou Silverstone, ce début de week-end donne surtout du poids à l’idée que Ferrari peut enfin mettre Mercedes sous pression.
Le cadre s’y prête. Long de 4,381 km, le Hungaroring compte 14 virages et un Grand Prix disputé sur 70 tours. C’est l’un des tracés les plus étroits et techniques du calendrier, avec très peu d’occasions de dépassement, ce qui rend la qualification, la gestion des pneus et la position en piste particulièrement décisives.
La hiérarchie du vendredi reste pourtant incomplète. Antonelli n’avait pas participé à la FP1, Mercedes ayant confié sa voiture à Frederik Vesti dans le cadre des séances réservées aux rookies. Revenu en piste l’après-midi, l’Italien a terminé seulement 13e, mais son chrono a été réalisé en pneus Medium alors que la plupart de ses rivaux avaient posé leurs références en Soft.
Cela n’efface pas l’enjeu du week-end pour Mercedes. Antonelli arrive à Budapest en patron du championnat après sa sixième victoire de la saison à Spa. Il totalise 204 points, contre 159 à Hamilton et 154 à Russell, soit 45 points d’avance sur le pilote Ferrari et 50 sur son équipier.
Le vendredi a aussi été agité par plusieurs incidents qui ont brouillé la lecture des essais. En FP2, Franco Colapinto est parti en tête-à-queue dans le dernier virage, a reculé dans les barrières et a provoqué une interruption d’environ six minutes. Plus tôt, Lance Stroll n’avait même pas pu prendre part à la deuxième séance, Aston Martin n’ayant pas eu le temps de réparer son AMR26 après l’effondrement soudain de la suspension arrière gauche en FP1.
Ferrari n’a donc encore rien gagné, mais sur un week-end où la grille peut compter presque autant que le rythme de course, son doublé du vendredi change immédiatement la question centrale du Grand Prix: savoir si Antonelli et Mercedes peuvent reprendre la main avant les qualifications, ou si la Scuderia tient enfin le circuit capable de resserrer la lutte au sommet.
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