La Formule 1 et la FIA travaillent à réintégrer au moins un des Grands Prix annulés de Bahreïn ou d’Arabie saoudite cette saison, avec une fenêtre jugée sérieuse du 2 au 4 octobre pour sauver en priorité l’épreuve de Sakhir.
Selon RacingNews365 et BILD, ce créneau entre le Grand Prix d’Azerbaïdjan à Bakou et celui de Singapour est aujourd’hui l’option la plus crédible malgré un calendrier déjà très dense. BILD évoque un « plan secret » dans lequel Bahreïn serait disputé le 4 octobre au Bahrain International Circuit, ce qui créerait une série de trois week-ends de course consécutifs.
Bahreïn apparaît comme le choix le plus favorable sur le plan logistique. RacingNews365 rapporte que, du point de vue de la FIA, le fret se trouve encore dans le pays, ce qui en fait une solution plus simple à remettre en place. Stefano Domenicali, directeur général de la F1, a récemment laissé entendre cette possibilité en déclarant: « we may recover one ».
Le retour de l’Arabie saoudite serait beaucoup plus complexe. Les scénarios évoqués passeraient par une fin de saison en quadruple-header, avec Djeddah placée entre le Qatar et Abou Dhabi. BILD avance la date du 6 décembre pour la course saoudienne, à condition de repousser Abou Dhabi d’une semaine, au 13 décembre.
C’est là que le projet se heurte à ses principaux obstacles. RacingNews365 souligne qu’Abou Dhabi doit contractuellement conclure la saison, ce qui limite fortement les marges de manœuvre. Le même média note aussi qu’un tel enchaînement ferait peser une charge considérable sur le personnel des équipes à la fin d’un championnat déjà éprouvant, au risque de pousser beaucoup de membres au point de rupture. Il existe aussi un problème pratique pour les spectateurs qui ont déjà réservé billets, vols et hôtels pour Abou Dhabi au premier week-end de décembre.
La condition décisive reste cependant extérieure au paddock. Les deux médias s’accordent sur le fait qu’un retour de Bahreïn ou de l’Arabie saoudite dépend d’une fin de la guerre au Moyen-Orient, après des annulations liées à la dégradation de la situation sécuritaire dans la région. RacingNews365 précise que, selon des sources proches du dossier, aucune décision définitive ne devrait être nécessaire avant la mi-août, tandis que BILD évoque un vote attendu en juillet sur la proposition étudiée.
L’enjeu financier explique aussi pourquoi la F1 cherche une solution. RacingNews365 affirme que les redevances des deux Grands Prix, pour un total d’environ 100 millions de livres, ont déjà été versées à la F1 avant l’annulation. BILD avance de son côté un montant total d’environ 100 millions d’euros de frais d’organisation à récupérer. Dans ce contexte, réinscrire au moins une manche ne serait pas seulement un ajustement sportif du calendrier, mais aussi un dossier économique majeur pour le championnat et ses équipes.
Pour l’instant, la piste d’un retour de Bahreïn début octobre reste la plus réaliste. Celle de l’Arabie saoudite exige un remaniement beaucoup plus profond du final de saison, avec trop de contraintes contractuelles, logistiques et humaines pour offrir la même marge de faisabilité.
© Jonathan Borba