Cadillac alignera Colton Herta lors de la première séance d’essais libres du Grand Prix de Hongrie à la place de Valtteri Bottas, une deuxième sortie en EL1 cette saison pour l’Américain qui reste pourtant encore loin d’une titularisation en Formule 1 faute des 40 points de Super Licence requis par la FIA.
Herta pilotera la MAC-26 vendredi au Hungaroring après avoir déjà effectué sa première apparition en week-end de F1 à Barcelone, où il avait remplacé Sergio Pérez. Ce nouveau roulage s’inscrit dans le programme jeunes pilotes de Cadillac, qui l’a intégré cette saison tout en le faisant courir en Formule 2 chez Hitech et en l’utilisant comme pilote d’essais.
Herta a expliqué que cette nouvelle opportunité devait d’abord servir le travail de fond de l’équipe. « C’est très excitant d’avoir une nouvelle occasion de participer aux EL1. C’est une excellente opportunité pour continuer à acquérir de l’expérience, mais l’objectif principal est évidemment d’aider l’équipe dans son développement », a déclaré Colton Herta. Il a ajouté que « cela fait six semaines que je ne suis pas remonté dans la voiture et celle-ci a beaucoup évolué depuis ».
Son rôle, a-t-il précisé, dépasse le simple kilométrage du vendredi matin. Herta doit aider les titulaires à aborder Budapest dans les meilleures conditions possibles, tout en fournissant des retours utiles au développement à long terme de Cadillac et en se construisant une base plus solide pour ses prochaines séances.
Ce roulage maintient Herta au centre du projet Cadillac en F1, mais il rappelle aussi le principal obstacle à son avenir à plein temps. Le pilote américain totalise actuellement 34 points de Super Licence et doit donc encore en obtenir six pour atteindre le minimum réglementaire de 40.
Pour y parvenir, il doit terminer au moins huitième du championnat de Formule 2. Or, après huit meetings, Herta n’occupe que la 16e place du classement, ce qui met sous forte pression sa tentative de transformer son exposition croissante avec Cadillac en véritable accès à la grille de Formule 1.
© Jonathan Borba