© Jonathan Borba

Antonelli sous pression malgré l’avance Mercedes

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Kimi Antonelli arrive au Grand Prix des Pays-Bas 2026 en tête du championnat, mais chez Mercedes la question n’est pas encore celle d’une consigne d’équipe: malgré 50 points d’avance sur Lewis Hamilton et 59 sur George Russell, la menace la plus immédiate vient du rapprochement de McLaren et Ferrari grâce à leurs évolutions.

Mercedes n’envisage donc pas de favoriser son leader à ce stade. George Russell, pilote Mercedes, l’a dit avant Zandvoort: « Nous n’envisageons pas cela pour le moment. Nous n’avons même pas encore passé la moitié de la saison. » Dans le même esprit, il a insisté sur la nécessité de « continuer à pousser » collectivement plutôt que de figer la hiérarchie interne.

Si Antonelli dispose d’un matelas confortable au retour de la pause estivale, c’est surtout parce qu’il a mieux traversé les dernières manches que son équipier. En Belgique et en Hongrie, l’Italien a marqué 40 points, contre seulement six pour Russell. Mais cette avance masque une réalité plus préoccupante pour Mercedes: le rapport de forces s’est resserré avant la reprise.

Antonelli l’a reconnu lui-même à Zandvoort. Mercedes roule toujours avec un package au niveau de celui introduit au Canada, sans véritable gain de performance depuis. « Les autres équipes apportent des évolutions. Au final, nous n’avons pas apporté de package de performance depuis le Canada, donc cela fait déjà un moment que notre voiture est restée figée », a-t-il expliqué.

Pendant ce temps, McLaren a déjà transformé ses nouveautés en résultat concret. En Hongrie, Lando Norris s’est imposé après l’arrivée de la première partie d’un package jugé très prometteur. Antonelli s’attend d’ailleurs à retrouver McLaren tout devant aux Pays-Bas, dans une hiérarchie plus dense qu’au début de saison.

Mais c’est Ferrari qu’il regarde le plus pour la deuxième partie de l’année. « Honnêtement, je pense que Ferrari sera notre rivale principale dans la seconde moitié de saison », a déclaré Antonelli. Il a précisé que la Scuderia arrive à Zandvoort avec un nouveau plancher, avant un moteur revu prévu à Monza.

Cette progression des adversaires n’a rien d’abstrait chez Mercedes. Russell a reconnu que l’avantage initial de l’équipe avait « complètement fondu » au fil des courses, à mesure que les autres convertissaient immédiatement leurs upgrades en performance. Dans le podcast F1 Nation, Jolyon Palmer a résumé pourquoi une consigne en faveur d’Antonelli n’est pas encore d’actualité: « Si Ferrari se rapproche, ils soutiendront Kimi. À moins que George ne revienne. Mais pour le moment, Hamilton est à 50 points. George représente autant une menace pour le titre que Lewis. Je ne vois donc aucune raison pour Mercedes d’y penser pour l’instant. Ils ont tout sous contrôle. »

Le problème pour Antonelli est que ce contrôle sportif pourrait être plus difficile à maintenir dans l’immédiat. Mercedes ne prévoit sa vraie réponse technique qu’au début d’octobre. Le plan initial visait Singapour, mais l’ajout de Sepang a relancé le débat en interne sur le calendrier de cette introduction.

D’ici là, le leader du championnat devra défendre sa position avec son package actuel face à des rivaux qui avancent. Antonelli s’attend à voir « les quatre top teams » aux avant-postes à Zandvoort, avec McLaren, Ferrari et Red Bull capables de mettre la pression sur Mercedes avant même l’arrivée de son gros package de développement.

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