Kimi Antonelli célébrera ses 20 ans en tête du championnat du monde de Formule 1 avant d’aborder son Grand Prix d’Italie avec une pénalité de grille, un choix assumé par le pilote Mercedes pour préserver ses ambitions au titre.
Huit ans après avoir assisté à la grille de Monza comme « grid kid », pendant l’hymne italien, Antonelli reviendra sur le circuit lombard en tant que plus jeune leader de l’histoire du championnat. Il est aussi le premier Italien à occuper cette position depuis Alberto Ascari.
Le pilote Mercedes a remporté six des 12 premières courses de la saison et compte 242 points après le Grand Prix des Pays-Bas. George Russell et Lewis Hamilton, ses deux poursuivants immédiats, sont tous deux à 183 unités, soit 59 points de retard.
Cette avance n’empêche pas Mercedes de préparer un week-end plus compliqué à Monza, du 4 au 6 septembre. Antonelli doit y subir une pénalité de grille après un changement de moteur. La décision intervient alors que l’élan de l’écurie s’est ralenti : après avoir gagné les six premières courses de l’année, Mercedes n’en a remporté que deux sur les six dernières.
Antonelli a choisi d’encaisser la sanction sur ses terres, estimant que les caractéristiques de Monza peuvent limiter son impact. « Je suis désolé de le faire précisément chez moi, mais je dois penser au championnat, et Monza est une bonne piste pour prendre une pénalité parce qu’il y a des possibilités de dépassement », a expliqué le pilote Mercedes après Zandvoort.
Sa deuxième place aux Pays-Bas a rappelé que son avance reste exposée. Après l’accident de Max Verstappen dès le premier tour, Antonelli avait pris la tête au redémarrage en dépassant Lando Norris. Mais il a ensuite dû céder face au pilote McLaren, faute de rythme avec les pneus durs.
Norris a ainsi signé une deuxième victoire consécutive et réduit son retard à 83 points. À Monza, Antonelli devra donc défendre son statut de leader depuis l’arrière de la grille, au moment où la lutte pour le titre se resserre derrière lui.
© Jonathan Borba