Dans une vidéo SAP publiée le 29 juillet 2026, Kimi Antonelli a révélé que Toto Wolff lui avait annoncé dès février 2024, à Silverstone et avant même l’officialisation du départ de Lewis Hamilton chez Ferrari, que Mercedes envisageait de lui confier le volant pour 2025.
Le pilote Mercedes a raconté qu’il se trouvait alors sur le circuit britannique pour des essais en Formule 3, afin d’apprendre le tracé avant d’y courir plus tard en Formule 2. En fin de journée, Wolff l’a fait venir dans son bureau, où se trouvait aussi Rosa Herrero Venegas, avant d’aller immédiatement au but. « Écoute, Lewis va partir chez Ferrari et nous envisageons de te mettre dans la voiture l’an prochain », lui a-t-il lancé, selon le récit d’Antonelli.
Antonelli a expliqué avoir été saisi par l’annonce, à un moment où il n’avait encore disputé aucune course en F2. « Waouh ! Mes yeux étaient grands ouverts et je me suis demandé : “Vous plaisantez ?” Je n’avais même pas encore commencé la Formule 2. J’avais encore tellement de choses à prouver pour mériter cette place. » Quand Wolff lui a demandé s’il serait prêt si l’opportunité se présentait, l’Italien a répondu : « Oui, il faudra que je sois prêt. »
Mercedes a ensuite lancé sa préparation avec des essais en Formule 1, avant d’officialiser sa promotion le 31 août 2024. À ce moment-là, Antonelli n’était que septième du championnat de F2, malgré deux victoires, ce qui a renforcé l’idée d’une accession accélérée au sommet après le départ de Hamilton.
Cette accélération a pesé lourd lors de sa première saison complète en F1 en 2025. Antonelli avait pourtant bien démarré, avec une quatrième place dès Melbourne puis un premier podium à Montréal, avant de traverser une longue phase beaucoup plus difficile en Europe, limitée à trois points. Il a reconnu que la pression l’avait alors submergé. « J’ai laissé cette pression me détruire en quelque sorte, parce que j’avais l’impression de décevoir tellement de personnes qui avaient cru en moi. Bien sûr, Toto en premier, puisque c’est lui qui avait pris cette décision. Je ne me sentais vraiment pas bien durant cette période. »
Le tournant, selon lui, est venu après une grande réunion avec Mercedes à la fin de cette séquence européenne. Antonelli a expliqué que cela lui avait permis de repartir de zéro, puis de retrouver progressivement son niveau. Il dit surtout avoir appris à mieux comprendre ses réactions dans les moments difficiles, autant sur le plan mental que physique, et à retrouver le bon niveau de concentration sur un week-end complet.
Avec le recul, il estime que cette première année chez Mercedes a accéléré son apprentissage bien plus qu’un passage dans une structure plus modeste. Il a décrit une saison « extrêmement éprouvante » et une courbe d’apprentissage si forte qu’il avait l’impression de faire « trois années d’apprentissage en une seule ».
Ce chemin donne aujourd’hui un relief particulier à sa position actuelle. Antonelli aborde la trêve estivale 2026 en tête du championnat du monde avec 50 points d’avance, après un début de saison à six victoires et neuf podiums en 11 manches, et sur une série de cinq succès consécutifs présentée comme un signal historiquement favorable dans la course au titre.
© Takayuki Suzuki