Fernando Alonso a confirmé avant le Grand Prix des Pays-Bas qu’il n’avait toujours pas décidé s’il continuerait à courir en Formule 1 au-delà de 2026, et qu’il ne s’était fixé aucun calendrier pour trancher.
Le pilote Aston Martin a expliqué que sa décision dépendra moins du niveau immédiat de performance de l’équipe que de sa propre motivation et des besoins du projet. « Il faut s’asseoir avec Lawrence et avec Adrian, et si l’équipe a besoin que je pilote, je l’envisagerai et j’en serai heureux. Si je peux être plus utile dans une autre position, je l’envisagerai aussi et j’en serai heureux », a déclaré Fernando Alonso, pilote Aston Martin et double champion du monde de F1, à Zandvoort.
Alonso a insisté sur le fait que son avenir n’était pas dicté par les nouveautés amenées ce week-end par Aston Martin. L’équipe arrive aux Pays-Bas avec une évolution du moteur Honda, après des signes jugés encourageants sur le châssis en Hongrie, mais l’Espagnol a affirmé que ce n’était « pas important » pour sa décision. Son intérêt, a-t-il dit, est surtout de vérifier que ce que l’équipe attend de ces changements est bien confirmé en piste, plus que de mesurer un gain précis en dixièmes.
Il a d’ailleurs rappelé que la tendance observée à Budapest l’avait davantage encouragé sur le fond. Aston Martin n’y visait pas les toutes premières places, mais cherchait surtout à valider la direction prise sur le châssis. Alonso a estimé que cette corrélation entre les attentes de l’usine et la réalité en piste avait bien été confirmée.
Pour l’instant, il refuse donc de s’imposer une échéance. Revenu de vacances, il a expliqué qu’il verrait cela « dans les prochains jours, semaines ou mois ». Il s’attend à discuter avec Lawrence Stroll ce week-end, puis à revenir bientôt à l’usine pour du travail au simulateur en vue de Madrid, où Adrian Newey pourrait aussi être présent.
Une chose, en revanche, ne semble pas faire débat pour lui: son lien avec Aston Martin doit se poursuivre. Alonso a répété que la Formule 1 restait sa vie et que son cœur était là, ajoutant qu’il se voyait dans l’équipe « dans un rôle ou dans un autre sur le long terme ».
Cette incertitude laisse Aston Martin dans l’attente de la décision d’un pilote de 45 ans qui dit avoir toujours besoin de courir et de ressentir l’adrénaline. Alonso assure qu’il devra continuer à piloter quelque part si l’aventure en F1 s’arrête, alors qu’il garde aussi en tête d’autres défis comme une nouvelle tentative à l’Indianapolis 500, une victoire au Dakar, et surtout le rêve ultime d’un troisième titre mondial en Formule 1.
© Liauzh