© Jake Archibald from London, England

Verstappen se dirige vers un maintien chez Red Bull

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Max Verstappen semble de plus en plus parti pour rester chez Red Bull en 2027, malgré une saison 2026 compliquée, des clauses de sortie théoriquement activables et un discours toujours critique sur la compétitivité actuelle de l’équipe.

Le point de départ reste contractuel. Le Néerlandais est engagé jusqu’à la fin 2028 et, même si une clause de sortie peut être activée jusqu’en octobre, son entourage, mené par Raymond Vermeulen, a répété à plusieurs reprises que l’intention était d’aller au bout de cet accord. Dans le même temps, le marché s’est refermé autour de lui au lieu de s’ouvrir, ce qui rend un départ moins probable à l’approche de la trêve.

Verstappen lui-même a refroidi le sujet à la veille du Grand Prix de Hongrie. Max Verstappen, pilote Red Bull, a assuré: « Je me sens bien de mon côté, mais je dis qu’il n’y a rien à dire parce qu’il ne se passe rien. » Il a ajouté: « Cette équipe est comme une seconde famille pour moi. J’essaie simplement de mieux comprendre notre voiture et de retrouver le chemin de la victoire. »

Ce lien n’efface pas les raisons de douter. Red Bull a entamé 2026 très loin du compte, avec seulement 16 points après trois courses et un retard estimé à plus d’une seconde au tour sur les leaders. La RB22 a déçu, avec une voiture difficile à régler et à exploiter, au point que Verstappen a reconnu que ce qu’il avait actuellement entre les mains n’était pas à son goût. L’équipe abordait aussi la pause estivale sans la moindre victoire, tandis que le quadruple champion du monde continue d’afficher son malaise face à la réglementation moteur 2026, même s’il répète qu’il aime toujours courir.

C’est pourtant sur le terrain de la performance que Red Bull a commencé à reconstruire son dossier. Les gros packs d’évolutions apportés à Miami puis en Autriche ont réduit l’écart, passé de plus d’une seconde à quelques dixièmes. Laurent Mekies a lui-même chiffré cette progression, en rappelant que l’équipe était partie d’un déficit de 1,2 seconde avant de revenir à trois à cinq dixièmes au milieu de saison. Cette remontée s’est traduite par les meilleurs résultats de Verstappen cette année, avec deux deuxièmes places en Autriche et en Hongrie, dans une dynamique qu’il décrit comme « à la hausse ».

Red Bull n’est pas sortie de ses problèmes pour autant. La RB22 reste sensible en balance et en fenêtre d’exploitation, ce qui complique encore certains week-ends et prive régulièrement Verstappen et Isack Hadjar d’une voiture qu’ils peuvent attaquer en confiance. Mekies l’a reconnu après Budapest, tout en refusant de présenter la situation comme acceptable: « Ne comptez pas sur moi pour dire que nous sommes satisfaits, parce que nous ne le sommes pas. Nous ne serons pas satisfaits tant que nous ne retrouverons pas une voiture capable de gagner au mérite. »

Cette exigence compte dans l’équation de Verstappen, mais elle s’ajoute à une autre réalité encore plus lourde: il n’existe aujourd’hui que très peu d’issues évidentes ailleurs. Ferrari est présentée comme verrouillée avec Charles Leclerc et Lewis Hamilton. Mercedes semble décidée à poursuivre avec George Russell et Andrea Kimi Antonelli. McLaren continue de soutenir Lando Norris et Oscar Piastri. Quant à Aston Martin, la piste apparaît trop risquée au vu d’une AMR26 qui n’a pas encore convaincu et des doutes évoqués autour du groupe propulseur Honda.

Dans ce contexte, rester devient à la fois le choix le plus sûr et le plus logique, d’autant que Verstappen a aussi cherché à calmer le récit d’une équipe en plein effondrement interne. Il a minimisé le « drame » autour des départs de personnel, en expliquant que ces mouvements font partie de la vie normale d’une écurie de pointe. L’arrivée de Gwen Lagrue pour remplacer Helmut Marko a aussi été présentée comme le signe que Red Bull continue d’attirer des profils majeurs, pendant que Mekies affirme vouloir tout faire pour conserver son duo idéal, Verstappen-Hadjar.

La suite dépend donc moins d’une clause que de la capacité de Red Bull à poursuivre sa remontée. Tant que l’équipe réduit l’écart, apaise ses problèmes de comportement et se rapproche d’une voiture capable de gagner, tous les signaux pointent vers un Verstappen toujours en rouge et bleu en 2027.

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