Flavio Briatore, conseiller exécutif d’Alpine, veut voir la Formule 1 aller beaucoup plus loin sur le format Sprint, au point d’en organiser un sur chacun des 24 Grands Prix de la saison. Dans un entretien accordé à The Race Business, il a expliqué que le format actuel laisse trop peu à offrir aux spectateurs, surtout dès le vendredi.
Pour Briatore, le problème tient à la structure même du week-end. « Nous devons donner quelque chose de plus aux spectateurs », a-t-il dit, en jugeant que le vendredi matin est « seulement consacré aux essais techniques ». Selon lui, le Sprint change la nature du programme parce que « au moins, vous avez deux courses, deux départs, et le pilote court pour quelque chose, pas seulement pour les ingénieurs ».
Sa position va plus loin que le débat habituel sur l’uniformité des week-ends de Grand Prix. Là où certains défendent l’idée que tous les rendez-vous devraient suivre le même format, ou qu’il ne devrait y avoir aucun Sprint, Briatore pousse l’option la plus expansive possible: 24 Grands Prix, 24 Sprints.
Il s’est appuyé sur l’exemple de Silverstone pour défendre cette vision. En arrivant sur le circuit un jeudi en 2026, il a raconté avoir eu l’impression de voir « un dimanche d’il y a sept ans » tant l’affluence était forte. Il a ajouté qu’il y avait déjà entre 20 000 et 30 000 personnes, alors que, selon son souvenir, il n’y avait « personne » le jeudi il y a dix ans et très peu de monde le vendredi.
La F1 n’utilise aujourd’hui le format Sprint que sur six week-ends par saison, après l’avoir introduit à titre expérimental en 2021. Mais les résumés indiquent aussi que le championnat a déjà ouvert la porte à une nouvelle expansion, avec au moins dix week-ends Sprint prévus en 2027.
L’enjeu dépasse le seul spectacle en piste. Les résumés lient la proposition de Briatore à l’économie des promoteurs, qui doivent remplir trois journées complètes, voire trois jours et demi en comptant le jeudi, avec de l’activité pour le public. Un week-end enrichi par un Sprint offre davantage de matière à vendre aux spectateurs et peut renforcer les recettes billetterie, un levier central pour des promoteurs qui dépendent largement des entrées pour équilibrer leurs comptes.
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