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Perez: Aston Martin lui a appris l'absence de loyauté

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Sergio Perez estime que son éviction avant la transformation de Racing Point en Aston Martin lui a appris qu’en Formule 1, « il n’y a pas de loyauté », alors même qu’il pensait avoir contribué à sauver l’équipe et à sécuriser son avenir à long terme.

Dans le podcast High Performance, le Mexicain a expliqué qu’il se voyait rester durablement dans le projet porté par Lawrence Stroll. Perez a raconté qu’il disposait d’un contrat de trois ans « avec des options » et qu’il imaginait faire partie de l’équipe « pour toujours », après y avoir passé l’essentiel de sa carrière et aidé Lawrence Stroll lors du rachat. Il pensait aussi être associé à la suite du projet « avec Lawrence et Lance ».

Ce scénario a basculé quand Sebastian Vettel est devenu disponible après son départ de Ferrari. Perez a dit qu’il avait compris immédiatement ce que cela changeait sur le marché des pilotes. « C’était difficile », a-t-il reconnu. « Mais ensuite, évidemment, Sebastian est devenu disponible. Un quadruple champion du monde est devenu disponible, et j’ai compris que c’est comme ça que fonctionne ce sport. Je savais qu’il allait représenter un grand intérêt pour Lawrence. » Perez a ajouté que l’équipe n’avait pas activé son option et avait choisi Vettel à sa place.

C’est de là qu’est née sa conclusion la plus tranchée. Sergio Perez, pilote de Formule 1, a résumé l’épisode ainsi dans le podcast High Performance : « Je me suis dit : “Regarde, il n’y a pas de loyauté dans ce sport.” » Il a toutefois insisté sur le fait qu’il ne l’avait pas pris sur le plan personnel. Il a ajouté qu’il entretenait encore « une excellente relation avec toutes les personnes chez Aston ».

Le poids de cette décision tient aussi au rôle joué par Perez dans la survie de l’équipe en 2018. Selon les éléments rappelés dans les articles, il a été un acteur central du sauvetage de Force India pendant sa crise financière, en déclenchant volontairement la procédure d’insolvabilité afin d’éviter une liquidation et d’ouvrir la voie au rachat par le consortium mené par Lawrence Stroll. L’équipe est ensuite devenue Racing Point en 2019, avant d’être relancée sous le nom Aston Martin en 2021.

Perez a expliqué que cet épisode ne l’avait pas laissé amer ni désabusé. Une fois son avenir compromis, il a choisi de se concentrer sur ce qu’il pouvait encore contrôler en piste. « Alors je me suis dit : “Qu’est-ce que je peux faire maintenant ?” Je me suis simplement concentré sur ce que je pouvais faire, c’est-à-dire performer en piste, et voir ce qui allait se passer », a-t-il dit.

Cette réponse a changé la suite de sa carrière. Perez a remporté à Sakhir, lors de l’avant-dernière manche de la saison 2020, sa première victoire en Grand Prix, un résultat qui a aidé à convaincre Red Bull de le recruter pour 2021. Il a même reconnu que cette issue l’avait surpris, car c’était justement l’équipe pour laquelle il n’imaginait pas courir. « La seule équipe pour laquelle je pensais ne jamais piloter, c’était Red Bull, parce qu’ils ont toujours leurs pilotes de l’académie », a-t-il dit.

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