Cinquième du Sprint de Miami après la pénalité de cinq secondes infligée à Andrea Kimi Antonelli, Max Verstappen a surtout retenu son duel avec Lewis Hamilton, qu’il a accusé d’avoir « gaspillé notre temps » lors d’un échange de positions confus.
L’épisode décisif de sa course est arrivé au 8e tour, dans sa bataille pour la sixième place. Verstappen a dépassé Hamilton au virage 11 en sortant des limites de la piste, avant d’être prié de rendre la position. En ralentissant pour laisser repasser le Britannique, le pilote Red Bull estime que Hamilton n’a pas repris son bien immédiatement. « J’ai dû le laisser passer, mais il ne passe pas, donc on perd quatre secondes parce qu’il reste derrière moi. C’est là qu’on a perdu du temps. Je ne sais pas ce que j’aurais pu faire d’autre dans cette situation. »
Cette séquence a prolongé un Sprint déjà compliqué pour Verstappen. Parti cinquième, il a de nouveau connu un envol raté, similaire selon lui à celui de la Chine, puis un problème de déploiement de batterie à la sortie du dernier virage dès le premier tour. Ces difficultés l’ont exposé face à Hamilton avant qu’il ne reprenne finalement l’avantage en piste.
Malgré cette frustration, Verstappen a dressé un constat plus encourageant sur le niveau de la RB22. Il a expliqué que le week-end était « globalement bien plus positif » pour Red Bull. « On se bat enfin avec les voitures contre lesquelles on veut se battre », a-t-il dit, en rappelant que ces progrès étaient visibles malgré les soucis rencontrés en course.
Une fois dégagé du trafic, le Néerlandais a senti une voiture plus compétitive qu’en début de saison. « Après ça, j’étais dans l’air propre et le rythme était bon », a-t-il expliqué, en ajoutant qu’il revenait sur une Mercedes. Son résultat brut à l’arrivée, sixième sur la route puis cinquième après la sanction d’Antonelli pour dépassements répétés des limites de piste, a ainsi confirmé le léger pas en avant de Red Bull.
Verstappen n’a toutefois pas masqué les limites persistantes de sa monoplace. Il a pointé en particulier les virages lents, où l’arrière rebondit encore trop et lui fait perdre de l’adhérence. « Il y a encore quelques problèmes que je veux résoudre sur la voiture », a-t-il dit. C’est ce point, plus encore que sa cinquième place, qui conditionne la capacité de Red Bull à rester au contact des voitures de tête à Miami.
© Adrian Hernandez