Günther Steiner estime que le Grand Prix de Hongrie 2026 a confirmé un changement d’équilibre en tête de la Formule 1 : McLaren est revenu pour de bon dans la lutte, tandis que Red Bull est désormais « le maillon faible » des quatre équipes de pointe.
Sur le podcast Red Flags, l’ancien patron de Haas a jugé que la victoire de Lando Norris au Hungaroring, après sa pole position, validait le retour de McLaren au premier plan face à Ferrari et Mercedes. « Ils sont de retour dans la bagarre, et c’est réel. Ils sont vraiment revenus dans la lutte avec Ferrari et Mercedes », a-t-il déclaré.
Son constat est plus dur pour Red Bull. Steiner considère que l’équipe de Milton Keynes traverse une première moitié de saison 2026 bien en dessous de ses standards, avec quatre podiums en 11 manches, aucune victoire à ce stade et le statut de seule équipe du top 4 encore sans succès.
« Je pense que Red Bull est maintenant le maillon faible », a-t-il dit. « Red Bull en est capable, mais je ne pense pas qu’ils puissent gagner en ce moment. Après, il y a bien sûr la “Max Red Bull”. Appelons ça comme ça, parce qu’il sort toujours quelque chose de spécial. »
Steiner s’est appuyé sur l’exemple de Max Verstappen en Hongrie pour illustrer ce décalage entre la voiture et son pilote. Le Néerlandais a terminé deuxième au terme d’un week-end compliqué, un résultat qui l’a surpris lui-même selon Steiner. « Il ne savait même pas comment il avait réussi. Mais nous, on sait comment il fait : s’il y a une opportunité, il la saisit. »
Pour Steiner, cette deuxième place ne change pas la tendance de fond. Elle souligne plutôt à quel point Verstappen continue de compenser les limites actuelles de Red Bull au moment où McLaren semble avoir retrouvé une vitesse crédible en tête de peloton.
Il a aussi cité Ferrari pour rappeler à quel point la hiérarchie reste instable en 2026. « Vendredi, tout le monde pensait que Ferrari gagnerait facilement, mais c’était vendredi. On oublie toujours que ce n’est que ce fichu vendredi », a-t-il lancé. En course, Charles Leclerc et Lewis Hamilton ont finalement terminé quatrième et cinquième.
Cette lecture place McLaren dans une bataille à trois avec Ferrari et Mercedes, tout en laissant Red Bull dépendre plus que jamais de la capacité de Verstappen à saisir la moindre ouverture plutôt que d’une voiture capable d’imposer sa loi.
© Jonathan Borba