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Red Bull: Chandhok réclame un grand nom

Karun Chandhok estime que Red Bull doit frapper fort sur le marché du recrutement après le départ annoncé de Gianpiero Lambiase vers McLaren, sous peine de voir sa fuite des cerveaux s’aggraver encore.

Sur Sky Sports F1 Show, l’ancien pilote de F1 et consultant Sky Sports a présenté le cas Lambiase comme bien plus qu’un simple changement de poste. Pour lui, le vrai danger est l’effet d’entraînement qu’un départ de cette ampleur peut provoquer dans une structure déjà fragilisée par une série de sorties majeures.

Lambiase est le dernier nom de poids à quitter l’équipe de Milton Keynes, après Adrian Newey, Rob Marshall, Will Courtenay, Jonathan Wheatley, Christian Horner et Helmut Marko. Dans ce contexte, Chandhok considère que le problème de Red Bull dépasse largement les résultats en piste. « Clearly, people need more than just success on track », a-t-il expliqué, en ajoutant qu’une « cultural shift » s’était produite au sein de l’organisation.

Son inquiétude porte surtout sur le risque de contagion. « Good people attract other good people », a rappelé Chandhok, avant de poser la question qui résume sa crainte: « How long before GP starts calling the other 20 people who are sitting in their engineering office and saying, ‘Hey, you know what guys, this place down at Woking, this is a really nice place to work. How do you fancy coming down here?’ »

Pour Red Bull, le timing rend la situation encore plus sensible. Après trois manches de la saison 2026, l’équipe n’est que sixième du championnat constructeurs avec 16 points, pendant que Mercedes s’est imposée comme la référence du moment. Chandhok a donc estimé que Laurent Mekies et la direction de Red Bull en Autriche avaient « a big job » pour stopper cette dynamique et rendre de nouveau l’équipe attractive.

Sa réponse est nette: Red Bull doit recruter une figure majeure du paddock. Chandhok ne parle pas seulement d’un renfort technique, mais d’un signal envoyé à l’intérieur comme à l’extérieur. « They need a big name signing, not just for the skill set that that person can bring, but the people that they will attract », a-t-il insisté.

Il s’est appuyé sur des précédents bien connus en Formule 1, en rappelant qu’Adrian Newey et Ross Brawn avaient eux aussi attiré des groupes entiers dans leur sillage. Pour Mekies, l’enjeu n’est donc pas seulement de remplacer des départs, mais d’inverser une dynamique qui menace directement la capacité de Red Bull à reconstruire face aux équipes qui attirent désormais les meilleurs profils.