Sergio Perez a expliqué que son retour en Formule 1 avec Cadillac en 2026 répond d’abord à une mission personnelle : retrouver la confiance perdue à la fin de son passage chez Red Bull et se prouver qu’il fait toujours partie des meilleurs du plateau.
Dans le podcast High Performance, le Mexicain a raconté avoir pris une année de recul après une fin d’aventure mentalement éprouvante chez Red Bull, dont il a décrit les six derniers mois comme « toxiques ». Perez a expliqué que cette période, alors qu’il ne parvenait pas à livrer les résultats attendus pendant que son équipier gagnait, avait entamé sa confiance. « Je savais toujours quels étaient les problèmes, mais cela vous enlève votre confiance. C’est pour cela que je voulais revenir », a-t-il dit.
L’offre de Cadillac a alors pris une dimension particulière. Perez a expliqué qu’il y avait vu immédiatement un projet d’ampleur et, après sa rencontre avec Dan Towriss, la possibilité de s’investir dans une construction à long terme. « Cela peut aussi être mon projet. Je peux en faire partie et me montrer à moi-même que je suis l’un des meilleurs, parce que j’ai toujours cru que j’étais l’un des meilleurs sur la grille », a déclaré Perez dans ce même entretien.
Ce retour s’inscrit pourtant dans un contexte sportif difficile. Cadillac n’avait toujours pas marqué le moindre point au moment évoqué dans les résumés. Après les neuf premiers Grands Prix de sa saison de débuts, ni Perez ni son équipier Valtteri Bottas n’avaient scoré. Bottas avait signé le meilleur résultat de l’équipe avec une 13e place en Chine, tandis que Perez n’avait pas fait mieux que 14e.
Perez a tout de même cité Monaco comme un aperçu de ce que l’équipe peut viser à court terme, en indiquant que Cadillac avait roulé dans le top 10 avant de laisser échapper une première opportunité de points à cause d’une pénalité.
C’est précisément cette marge de progression qui nourrit son pari. Perez a assuré que les propriétaires « ne s’arrêteront pas avant d’y arriver », en désignant General Motors et TWG comme « deux grandes forces ». Pour lui, son retour ne se limite donc pas à reprendre un volant en 2026 : il s’agit de reconstruire sa place en F1 au sein d’un projet encore sans points, mais qu’il juge capable de grandir.
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