Lando Norris a transformé sa pole en victoire dans le sprint du Grand Prix de Miami, avec près de quatre secondes d’avance sur Oscar Piastri, pour offrir à McLaren un doublé qui valide immédiatement l’impact de ses nouvelles évolutions.
Pour Andrea Stella, patron de McLaren, ce résultat confirme la progression vue ces dernières semaines, sans pour autant établir une nouvelle hiérarchie définitive. Il a d’abord dédié le succès à Alex Zanardi, disparu samedi à l’âge de 59 ans. « Permettez-moi de rappeler Alex, une personne tout à fait spéciale, un symbole de ce que signifie aimer la vie », a déclaré Stella dans le paddock. « Cette victoire est pour lui. »
Sur le plan technique, Stella a expliqué que McLaren avait travaillé « dans deux domaines : le groupe propulseur et l’adhérence ». Avec Mercedes, l’équipe a extrait davantage de performance du moteur, tandis que de nouvelles pièces aérodynamiques ont apporté plus d’appui. Selon lui, l’effet combiné a rendu la voiture « plus rapide » et « plus prévisible ».
Ce gain ne s’est pas seulement vu sur un tour. McLaren voulait vérifier si ses nouveautés tenaient aussi sur les longs relais et dans la chaleur de Miami, et Stella a estimé que les premiers signaux étaient positifs. Il a souligné une meilleure stabilité de l’arrière et une voiture plus facile à exploiter, résumant cela ainsi : « Plus d’appui rend simplement la voiture plus contrôlable. » Norris et Piastri lui ont semblé plus sereins que lors de certains week-ends précédents, où les petites erreurs apparaissaient plus facilement.
Stella a toutefois refusé de présenter ce doublé comme une démonstration de force absolue. Il a rappelé que le peloton restait « extrêmement » dense en performance et que la position en piste avait probablement pesé lourd. « Peut-être que le leader avait aujourd’hui un petit avantage grâce à l’air propre », a-t-il dit, avant d’ajouter qu’« probablement, celui qui partait premier pouvait gagner le sprint », tant « tout le monde était très proche ».
Cette prudence vaut aussi pour la suite du week-end. Stella a expliqué que les caractéristiques de la voiture sur la dégradation des pneus semblaient toujours bonnes, mais il a insisté sur le fait que les qualifications diraient si McLaren peut confirmer cet avantage. D’autres équipes ont également apporté des nouveautés à Miami, et les conditions restent piégeuses.
Le patron de McLaren a pointé la chaleur, le glissement des voitures et le survirage comme des difficultés communes à l’ensemble du plateau. Il a aussi averti que la météo annoncée comme changeante pour dimanche représenterait « un vrai défi » pour les pilotes comme pour les équipes. Le sprint a donc livré un signal fort pour McLaren, mais surtout la preuve que ses évolutions fonctionnent déjà dans une lutte où l’écart reste infime.
© Jonathan Borba