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Leclerc en crise à Montréal, Hamilton sauve Ferrari

Charles Leclerc ne partira que huitième du Grand Prix du Canada 2026 après une qualification qu’il a lui-même qualifiée de « cauchemar », pendant que Lewis Hamilton confirmait le contraste chez Ferrari en décrochant la cinquième place avec une SF-26 dans laquelle il s’est montré bien plus à l’aise tout le week-end.

Le signal le plus fort est venu de Leclerc lui-même en pleine séance. Après la Q2, le Monégasque a lâché à la radio : « Sono completamente fuori ritmo, completamente fuori ritmo. Finirò il Q3 o in ottava posizione o contro il muro. Dobbiamo solo assicurarci che mi diate aria pulita. Non mi importa di nient’altro, solo aria pulita. Questo è tutto ciò che conta ». Son pronostic s’est réalisé quelques minutes plus tard, avec une huitième place finale en 1'12"976.

Après la séance, Leclerc n’a pas masqué l’ampleur du malaise. Le pilote Ferrari a parlé d’un « cauchemar » en qualification et a confié sur F1TV qu’il vivait « l’un des week-ends les plus désastreux, honnêtement l’un des pires, sinon le pire de ma carrière ». Il a ajouté que, « depuis FP1 », il n’avait « pas eu un seul tour » où il sentait vraiment la voiture, expliquant que les pneus étaient « complètement hors de la fenêtre » samedi.

Ce samedi raté prolongeait en fait un problème déjà visible dès le Sprint Qualifying. Leclerc n’y avait pris que la sixième place, en expliquant qu’il souffrait d’un manque de feeling au freinage sur un circuit Gilles-Villeneuve très dépendant des gros freinages, notamment aux virages 1, 8, 10 et 12. Hamilton, cinquième ce jour-là, apparaissait déjà comme le plus en confiance des deux pilotes Ferrari.

Frédéric Vasseur, directeur de Ferrari, a résumé ce décalage après les qualifications. « Charles has struggled a bit more than Lewis from the beginning of the weekend », a-t-il expliqué, avant de préciser : « Yesterday it was a bit with the brakes and today was to put everything in temperature. » À l’inverse, Vasseur a décrit Hamilton comme très à l’aise dans la SF-26. Sur la grille de dimanche, cet écart se traduit directement avec Hamilton cinquième et Leclerc seulement huitième.

Leclerc avait d’ailleurs lui-même séparé les deux problèmes au fil du week-end. Vendredi, il insistait surtout sur les freins, au point d’expliquer qu’il abordait certains virages en espérant simplement ne pas finir tout droit. Samedi, après une légère amélioration sur ce point, il a surtout buté sur l’impossibilité de faire entrer les pneus dans leur bonne fenêtre de fonctionnement, ce qui a détruit sa confiance et l’a empêché de suivre le rythme de son équipier.

Pour Ferrari, la conséquence immédiate est claire : l’équipe reste derrière Mercedes et McLaren à Montréal, malgré une voiture suffisamment compétitive pour permettre à Hamilton de rester dans le match aux avant-postes. Leclerc, lui, se retrouve coincé en quatrième ligne au terme d’un week-end où la même SF-26 a offert des sensations opposées selon le côté du garage.

L’incertitude pour la course est désormais renforcée par la météo. Vasseur a prévenu que des températures plus basses que l’an dernier, avec des pneus plus durs, rendaient déjà l’exercice délicat, et qu’une éventuelle pluie serait « un grand défi pour tous ». Leclerc a lui aussi reconnu que « toute la course peut être un grand point d’interrogation », ses difficultés à Montréal ayant justement été amplifiées par les questions de température.