Lando Norris a affirmé après sa pole position et sa victoire au Grand Prix de Hongrie qu’il pilotait à un niveau supérieur à celui de sa saison titrée 2025, en qualifiant Budapest de l’une des meilleures performances de sa carrière.
Le pilote McLaren a signé sa première victoire de la saison au Hungaroring dans un week-end où il estime avoir extrait presque tout le potentiel de sa voiture. Parti en tête, Norris a d’abord perdu le contrôle de la course face à son équipier Oscar Piastri, avant de reprendre l’avantage grâce à un rythme supérieur et de s’échapper jusqu’à finir avec plus de 15 secondes d’avance sur Max Verstappen. « En termes de pilotage et de performances personnelles, je suis vraiment très satisfait. J'ai le sentiment d'exploiter au maximum le potentiel de la voiture », a déclaré Lando Norris, pilote McLaren et champion du monde 2025. Il a ajouté que sa course à Budapest était « l’une de [ses] meilleures performances », expliquant avoir roulé « tout près de la limite à chaque tour », au point que l’équipe lui a demandé de « lever légèrement le pied ».
Cette démonstration nourrit surtout le paradoxe de sa saison. Norris ne cache pas qu’il se juge plus fort qu’il y a un an, sans que cela se traduise au classement. « Cela me fait presque mal de le dire, parce que cela ne signifie pas forcément que l'on gagne, mais je pense que je fais un meilleur travail cette année que l'an dernier », a-t-il dit. Cinquième du championnat avec 128 points, il accuse pourtant 91 longueurs de retard sur le leader Kimi Antonelli à mi-saison.
Pour Norris, l’explication tient largement à la compétitivité de McLaren jusqu’ici. Avant la Hongrie, l’équipe ne disposait pas selon lui d’une voiture capable de lutter régulièrement pour la victoire face à Mercedes et Ferrari. Il a reconnu que ses progrès n’avaient pas toujours été récompensés par les résultats, ajoutant qu’un meilleur niveau de pilotage « ne veut pas automatiquement dire que l'on remporte les courses ».
Le changement aperçu à Budapest coïncide avec l’arrivée d’un important package d’évolutions sur la McLaren, comprenant un nouveau plancher et plusieurs modifications aérodynamiques. L’effet a été immédiat: pole position samedi, victoire autoritaire dimanche. Norris y voit la preuve que son niveau actuel peut faire la différence dès que la voiture suit. « Quand nous avons une bonne voiture, j’ai prouvé exactement cela: que je pouvais aller gagner de manière très convaincante et signer la pole », a-t-il résumé. Il a toutefois tempéré l’enthousiasme en rappelant que McLaren « n’est certainement pas encore au niveau où [elle] voudrait être », ni à celui de l’an dernier.
Norris attribue sa progression à un travail de fond mené dans de nombreux domaines, aussi bien en dehors des circuits que pendant les week-ends de course. « Une partie s'est faite avec mon équipe en dehors des circuits, une autre directement sur les week-ends de course. Nous avons essayé de progresser partout où c'était possible », a-t-il expliqué, avant de résumer: « Beaucoup de petites améliorations finissent par s'additionner, et c'est ce que l'on a pu voir aujourd'hui. »
Le directeur de McLaren, Andrea Stella, a confirmé cette lecture en présentant la course de Budapest comme la continuité de la progression entamée par Norris depuis la première partie de 2025. Stella a expliqué que son pilote avait gagné en confiance, en compréhension de ses outils de pilotage et en maîtrise émotionnelle. Selon lui, cela s’est vu quand Norris est resté derrière Piastri en début de course sans se désunir, avant d’utiliser son avantage de rythme au bon moment pour reprendre la main.
La victoire hongroise ne change pas à elle seule l’ampleur du retard de Norris au championnat, mais elle donne enfin une traduction concrète à ce qu’il considère comme le meilleur niveau de sa carrière. Si les évolutions de McLaren confirment leur effet, la seconde moitié de saison pourrait offrir plus d’occasions de transformer ce progrès individuel en résultats réguliers.
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