Lando Norris a dénoncé une intrusion devenue, selon lui, inacceptable depuis son titre mondial en Formule 1, révélant qu’un paparazzi l’a suivi pendant 40 minutes à travers Londres alors qu’il se rendait chez un ami.
Dans un entretien accordé à The Independent, le pilote McLaren a raconté avoir compris qu’un photographe le suivait tout au long du trajet, simplement pour voir « qui j’allais rencontrer et où j’allais ». Norris a expliqué que c’était la première fois qu’il se sentait réellement violé dans sa vie privée, au point d’avoir l’impression de ne plus pouvoir quitter son hôtel ou sa maison sans que quelqu’un cherche à suivre « chacun de [ses] mouvements ».
« On a l’impression que la vie privée n’est plus privée, c’est juste la vie maintenant. Cela fait partie du fait d’être pilote de Formule 1, mais il y a des limites, et je n’accepterai pas que des gens me suivent. C’est juste étrange », a déclaré Lando Norris, pilote McLaren et champion du monde de F1, à The Independent.
Norris a expliqué que cette exposition s’est accentuée depuis qu’il est devenu champion du monde. Il dit aussi chercher désormais à vivre de façon plus normale, en sortant dîner avec ses amis plutôt qu’en restant chez lui à jouer jusqu’à minuit, comme l’an dernier. Il a reconnu qu’il s’était alors montré discipliné et très renfermé, tout en disant s’être senti « comme un loser » à force de rester seul chez lui.
Le Britannique estime que le problème ne vient pas seulement de son mode de vie, mais du fait qu’une plus grande partie de sa vie sociale est maintenant visible sur les réseaux sociaux et qu’il y a « plus de caméras ». Il a néanmoins insisté sur le fait qu’il avait le droit d’avoir une vie en dehors du paddock. Pour lui, il s’agit simplement de « vivre en dehors du monde de la Formule 1 ».
Cette préoccupation commence aussi à peser sur sa manière de gérer sa communication publique. Après le Grand Prix de Hongrie, interrogé sur ses projets pour la pause estivale, Norris a coupé court en répondant : « Oh, ça ne regarde personne. » Il a ensuite limité sa réponse à des généralités, signe que la frontière entre exposition médiatique et vie privée est devenue un sujet qu’il entend désormais défendre publiquement.
© Lukas Raich