Ryo Hirakawa a légèrement heurté un mécanicien Haas lors de la FP1 du Grand Prix d’Autriche après avoir manqué son arrêt dans son emplacement au stand, un incident sans gravité qui a immédiatement relancé les questions de sécurité autour des pilotes encore peu familiers de leur voiture.
Le contact s’est produit à l’avant gauche de la VF-26 quand le Japonais, au volant de la voiture d’Esteban Ocon pour la première séance d’essais libres au Red Bull Ring, est allé trop loin dans son box. Aucune image n’a été diffusée pendant la séance, mais le membre de l’équipe s’est relevé aussitôt. Haas a ensuite confirmé qu’il allait bien après un « très léger contact ».
Interrogé par Sky F1, Ryo Hirakawa, pilote débutant de Haas en FP1 au Grand Prix d’Autriche, a expliqué l’incident par une erreur de manipulation sur un volant qu’il découvrait encore. « Je suis très nouveau dans cette voiture », a-t-il dit. « Je pensais avoir appuyé sur le bouton du point mort, mais j’ai appuyé sur le mauvais bouton, donc la voiture est passée en anti-calage. » Il a ajouté que « la voiture ne pouvait tout simplement pas s’arrêter » avant de préciser qu’il était allé voir le mécanicien juste après et que celui-ci allait bien, « et c’est le plus important ».
L’incident a pris une portée plus large dans le paddock parce qu’il s’est produit pendant une FP1 comptant plusieurs rookies, dans un contexte où ces séances mettent des pilotes peu habitués à certaines procédures au volant de F1 très complexes. Hirakawa a bouclé 23 tours et signé un meilleur temps de 1:10.493, bon pour la 19e place, avant de rendre la voiture à Ocon pour la FP2.
Sur Sky F1, Anthony Davidson a estimé que cet épisode devait rouvrir le débat sur des protections supplémentaires pour les mécaniciens. L’analyste a plaidé pour « certains protocoles » quand un pilote n’est pas encore à l’aise avec ces « volants complexes », citant notamment l’idée que « chaque mécanicien devrait porter un casque ». Davidson a rappelé qu’une simple erreur de bouton pouvait avoir des « conséquences potentiellement très lourdes » et a insisté sur le fait que, cette fois, « on aurait très facilement pu tenir un discours totalement différent aujourd’hui ».
Même sans blessure, l’accrochage met en lumière un risque très concret des séances rookies en F1 actuelle: une procédure de stand banale peut devenir dangereuse dès qu’un pilote hésite sur une commande, avec des implications directes pour les protocoles de sécurité dans la voie des stands.
© Jonathan Borba