Damon Hill a sèchement rejeté l’analyse de Fernando Alonso sur la saison 2026 de Max Verstappen, en répondant sur Instagram : « Quelle absurdité ! Je suis fortement en désaccord avec Fernando Alonso sur ce point. »
La sortie de Hill visait des propos tenus par Fernando Alonso, pilote Aston Martin, dans un entretien à Mundo Deportivo. L’Espagnol y défendait l’idée que la place actuelle de Verstappen illustre le poids décisif de la voiture en Formule 1, au point de rendre la discipline « un peu injuste » dans certains cas. « Max Verstappen est le meilleur pilote du plateau et cette année, il va terminer cinquième ou sixième », a déclaré Alonso. « Je ne sais pas si la F1 est un peu injuste dans ce sens. »
Cette prise de position intervient alors que Verstappen traverse l’un de ses débuts de saison les plus compliqués chez Red Bull. Après le Grand Prix de Grande-Bretagne, le Néerlandais n’est que septième du championnat pilotes, à 103 points du leader Kimi Antonelli. Il n’a toujours pas gagné en 2026 et ne compte que deux podiums après les neuf premières manches.
Silverstone a encore renforcé cette lecture d’une saison qui s’enraye. Verstappen y a été classé 20e après une sortie dans les derniers tours à Stowe, dans ce qui a constitué son troisième abandon de l’année. Les résumés disponibles évoquent aussi un tête-à-queue en fin de course et des soucis liés à l’aileron arrière à aérodynamique active, signe d’un week-end de plus où la performance du pilote et celle de la voiture ne se sont pas alignées.
C’est précisément sur ce point qu’Alonso appuyait son argument. Pour lui, la situation de Verstappen montre qu’un pilote qu’il considère comme le meilleur du plateau peut se retrouver hors du combat pour le titre si la machine ne suit pas. Hill, lui, refuse clairement cette lecture et a choisi de le faire savoir publiquement, sans nuance.
L’échange met en lumière un désaccord plus large sur la manière d’interpréter le cas Verstappen en 2026. Alonso s’en sert comme démonstration de l’importance structurelle de la voiture en F1, tandis que Hill balaie l’idée qu’il faille voir dans sa septième place la preuve d’une injustice particulière, au moment où les difficultés de Red Bull pèsent déjà lourd sur la trajectoire sportive du quadruple champion du monde.
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