Avant le Grand Prix de Monaco, Cadillac a fermement rejeté les rumeurs annonçant un remplacement imminent de Valtteri Bottas par Colton Herta, Graeme Lowdon assurant qu’il n’existe "absolument aucun fondement à ces rumeurs".
Le patron de l’écurie a surtout souligné un point qui vide la spéculation de sa substance immédiate: Herta ne dispose pas actuellement des points de Super Licence FIA nécessaires pour courir en Formule 1. Autrement dit, même si Cadillac voulait promouvoir son pilote d’essai et de réserve dans les prochaines courses, l’équipe ne pourrait pas le faire légalement.
Ces bruits avaient pris de l’ampleur après un début de saison difficile pour Bottas dans la première campagne de Cadillac en F1. Le Finlandais a été présenté comme en retrait par rapport à son équipier Sergio Pérez, avec notamment un écart de huit dixièmes en qualifications à Montréal, et certains échos évoquaient même un possible renvoi dès la semaine suivante si sa forme ne s’améliorait pas à Monaco.
Lowdon a contesté cette lecture de la situation, en expliquant que le travail demandé aux pilotes chez Cadillac ne se limite pas au chrono pur. Il a rappelé que l’équipe construit encore sa structure tout en disputant les Grands Prix, ce qui signifie que Bottas et Pérez participent à la fois au développement de la voiture et à la mise en place de l’organisation sportive.
Dans ce contexte, Cadillac présente ses deux titulaires comme des pièces centrales du projet plutôt que comme des pilotes jugés uniquement sur leurs résultats bruts du moment. Lowdon a aussi replacé Herta dans un cadre distinct, celui d’un programme de développement séparé.
L’Américain doit participer à une séance d’essais libres 1 au Grand Prix d’Espagne dans deux semaines, et à trois autres EL1 plus tard dans la saison, en parallèle de son programme de Formule 2. Ce soutien public à Bottas et Pérez confirme que Cadillac privilégie la continuité et la collecte de données pour sa première année en F1, plutôt qu’un changement précipité de baquet.
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