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Antonelli arrive en patron au GP de Hongrie

Kimi Antonelli aborde le Grand Prix de Hongrie comme l’homme à battre, fort de sa victoire à Spa-Francorchamps et d’une avance de 45 points sur Lewis Hamilton et de 50 sur George Russell avant la dernière manche précédant la trêve estivale.

Ce rendez-vous de Budapest peut rapidement tourner à l’avantage de Mercedes, car le Hungaroring reste l’un des circuits les plus verrouillés du calendrier. Long de 4,381 km et programmé sur 70 tours, le tracé hongrois est étroit, sinueux et avare en occasions de dépassement, au point d’être souvent présenté comme un « Monaco sans les barrières ». Dans ces conditions, la qualification de samedi à 16h00 pèse lourd sur l’issue de la course de dimanche à 15h00.

Antonelli arrive avec un élan clair. Sa victoire belge était sa sixième de la saison et a renforcé la dynamique de Mercedes au moment d’aborder un week-end où la position en piste peut compter presque autant que le rythme pur. En face, Russell sort d’un abandon en Belgique après son accrochage du départ avec Hamilton, ce qui accentue encore la pression sur l’autre pilote Mercedes avant la pause.

Le scénario n’est pourtant pas écrit d’avance. Ferrari apparaît comme la principale menace sur un circuit dont les caractéristiques sont jugées favorables à la SF-26. Hamilton s’est montré bien plus inspiré cette saison, tandis que Charles Leclerc reste sur une victoire à Silverstone puis une deuxième place en Belgique, au contact d’Antonelli. La vraie question du week-end est donc simple: la Scuderia peut-elle enfin bousculer la supériorité affichée par Mercedes depuis plusieurs courses.

McLaren a aussi des raisons d’y croire. Budapest lui a souri récemment, avec la victoire d’Oscar Piastri en 2024 puis celle de Lando Norris en 2025, alors qu’un autre bilan des deux dernières éditions évoque même deux doublés successifs pour l’équipe. McLaren attend aussi beaucoup d’un important package d’évolutions pour se relancer dans la lutte de tête sur une piste où une voiture immédiatement compétitive peut transformer tout le week-end.

Tout cela donne à cette 11e manche une portée qui dépasse la seule victoire du dimanche. Parce qu’elle ferme la séquence avant quatre semaines d’arrêt, la Hongrie peut figer le rapport de force de l’été: si Antonelli gagne encore, ou s’il reprend au minimum l’ascendant sur Russell, il partira en vacances avec un avantage encore plus lourd, sportif autant que psychologique, dans la course au titre 2026.