Aston Martin a annoncé l’entrée de Woody Johnson au capital de son équipe de Formule 1, l’homme d’affaires américain rejoignant avec effet immédiat le conseil d’administration comme vice-président, avec une mission centrée sur la croissance commerciale aux États-Unis plutôt que sur la gestion quotidienne de l’écurie.
L’équipe a présenté cet investissement comme une preuve de son « fort attrait » et de sa « dynamique positive » dans une période de « croissance sans précédent de la Formule 1, en particulier aux États-Unis ». Aston Martin a précisé que Robert Wood Johnson n’assumerait aucune responsabilité opérationnelle au jour le jour. Lawrence Stroll reste président exécutif et actionnaire de contrôle.
Le montant exact de la participation acquise n’a pas été communiqué. Un des comptes rendus citait une spéculation extérieure autour de 15 %, tout en indiquant que la part précise ne devrait pas être rendue publique.
Johnson, 79 ans, apporte à Aston Martin un profil déjà très exposé dans le sport. Il est propriétaire et président des New York Jets en NFL, a acquis l’an dernier 43 % de Crystal Palace et a été ambassadeur des États-Unis au Royaume-Uni de 2017 à 2021.
Dans le communiqué lié à sa nomination, Robert Wood Johnson, nouvel investisseur minoritaire et vice-président du conseil d’administration d’Aston Martin F1, a expliqué vouloir contribuer « au développement continu de l’équipe, avec l’ambition de construire une organisation capable de rivaliser au plus haut niveau de ce sport ». Il a ajouté qu’il partageait avec Stroll « l’engagement de développer la base de fans aux États-Unis et de faire découvrir à encore plus de fans l’excitation de la Formule 1 ».
Lawrence Stroll a salué une arrivée destinée à accompagner « la prochaine phase » du projet. Il a déclaré être « extrêmement heureux » d’accueillir Johnson dans la famille Aston Martin, estimant que son expérience, sa passion et son investissement renforcent la position de l’équipe.
Cette opération intervient alors qu’Aston Martin cherche à élargir son influence sur un marché américain devenu central pour la F1, avec trois Grands Prix au calendrier, tout en tentant de lancer sa prochaine phase compétitive. Le contraste est net: l’écurie de Silverstone traverse une saison difficile en piste et l’une des sources la situe 10e du championnat constructeurs après une première moitié d’année compliquée.
© Samuel Phillips