Le TT Circuit Assen se positionne comme une option pour maintenir la Formule 1 aux Pays-Bas après le départ de Zandvoort, mais ses responsables assurent qu’un Grand Prix n’a rien d’imminent tant que le circuit n’aura pas obtenu la licence FIA Grade 1, réalisé les modifications demandées et trouvé une structure capable d’organiser et de financer l’épreuve.
Cette mise au point répond directement à l’emballement né après les propos de Chris Woerts à la télévision néerlandaise, où il avait affirmé qu’une arrivée de la F1 à Assen était « certaine à 100 % » d’ici deux à trois ans. Lee van Dam, promoteur sportif étroitement impliqué dans les activités du TT Circuit d’Assen, a adopté un ton nettement plus prudent auprès de RacingNews365. « Cela prendra certainement encore quelques années », a-t-il dit, avant d’ajouter que « personne ne peut dire à ce stade si ce sera dans deux, trois ans ou davantage ».
Le principal frein est réglementaire. Van Dam a expliqué qu’Assen ne dispose pas actuellement de la licence Grade 1 indispensable pour accueillir un Grand Prix de Formule 1. Avant même d’envisager une date au calendrier, le circuit doit passer par une inspection de la FIA puis effectuer les adaptations qui seront exigées. Ce n’est qu’ensuite qu’Assen pourrait figurer sur une liste de réserve et prétendre éventuellement à une course ponctuelle ou à une place dans un système de rotation.
Mark van Aalderen, directeur du circuit, a précisé qu’Assen avait demandé cette année à la FIA ce qu’il fallait pour atteindre le Grade 1. Il a insisté sur le fait que la mise à niveau du site et l’accueil effectif d’un Grand Prix sont « vraiment deux questions différentes ». La première relève du circuit lui-même. La seconde suppose qu’« une autre partie » prenne en charge l’organisation et le financement d’un Grand Prix des Pays-Bas, ce qui, a-t-il dit, « ne se produit pas en ce moment ».
La candidature d’Assen n’est pas nouvelle. Van Dam a rappelé que le circuit avait déjà travaillé en 2018 et 2019 sur une arrivée de la F1, avant que Zandvoort ne prenne l’avantage. « À l’époque, Zandvoort avait tout simplement de meilleurs atouts », a-t-il expliqué, ce qui replace la démarche actuelle comme une relance plutôt qu’un projet inédit.
Van Dam estime malgré tout que la piste reste crédible à moyen terme. Il a évoqué des signaux positifs venus de Liberty Media après la visite de dirigeants lors du TT d’Assen, affirmant qu’ils avaient pu constater « à quel point l’organisation est solide » et comment un week-end à 250 000 spectateurs était géré. Selon lui, cela renforce l’idée que la Formule 1 pourrait être « entre de bonnes mains sur le plan organisationnel à Assen ».
Si une opportunité se présente, le montage local serait déjà en grande partie prêt, avec la fondation « Formule 1 Assen » pour coorganiser l’événement et le TT Circuit comme partenaire opérationnel. Pour l’instant, cela laisse Assen dans une position d’attente active : prêt à avancer, mais encore loin de pouvoir garantir le retour de la F1 aux Pays-Bas.
© Jonathan Borba