Le Grand Prix de Belgique, disputé du 17 au 19 juillet à Spa-Francorchamps, relance la lutte pour le titre au moment où Andrea Kimi Antonelli n’a plus que 25 points d’avance sur George Russell après neuf manches.
Silverstone a nettement resserré le championnat. Russell, deuxième en Grande-Bretagne, a repris de gros points sur son équipier chez Mercedes, tandis que Lewis Hamilton, encore sur le podium, se retrouve à 32 longueurs d’Antonelli, soit sept de plus que Russell. Pour le leader du classement, Spa arrive donc comme un vrai test après une séquence qui a fait fondre sa marge.
Cette pression au championnat s’inscrit dans un contexte plus large de hiérarchie devenue beaucoup moins lisible à l’avant. Ferrari a remporté deux des trois dernières courses, d’abord grâce à la première victoire de Hamilton en rouge à Barcelone, puis avec le succès de Charles Leclerc à Silverstone. De quoi transformer le déplacement dans les Ardennes en nouvelle confrontation ouverte entre Mercedes et Ferrari.
Sur le papier, Spa-Francorchamps semble pouvoir mieux convenir aux voitures motorisées par Mercedes. Mais la démonstration de la Ferrari SF-26 à Silverstone, où elle a surpris tout le monde, rend les projections fragiles avant même de tenir compte de la météo. Une forte probabilité de pluie est annoncée sur les trois journées de piste, un paramètre qui complique encore davantage la lecture du week-end.
La 10e manche de la saison se disputera sur 44 tours du plus long circuit du calendrier, avec ses 7,004 km par boucle, pour une distance totale de 308,052 km. Dans ce cadre, où la performance pure peut vite être bouleversée par les conditions, Antonelli se présente surtout avec l’obligation de reprendre la main sur sa campagne. Son avance reste réelle, mais elle s’est assez réduite pour faire de Spa un rendez-vous potentiellement décisif avant le dernier double-header précédant la trêve estivale.
© Jonathan Borba