Giovanni Minardi, ancien représentant de Kimi Antonelli depuis le karting, a saisi le tribunal civil de Bologne après la rupture unilatérale de leur contrat en 2025, en réclamant des compensations prévues au mandat de représentation et jamais versées selon lui.
D’après Corriere dello Sport et d’autres médias italiens, la procédure a été déposée au second semestre 2025 et porte sur des « compensi stipulati nel mandato di rappresentanza che non sono mai stati elargiti ». Le montant exact n’a pas été rendu public, mais l’affaire est présentée comme un dossier potentiellement à sept chiffres, dans la mesure où Antonelli aurait gagné environ 12 à 13 millions d’euros lors de sa première saison complète en Formule 1.
L’enjeu est d’autant plus notable que Minardi n’était pas un intermédiaire de passage dans l’ascension du pilote Mercedes. Fils de Giancarlo Minardi et patron de Minardi Management, il avait repéré Antonelli à Sarno en 2014, alors que l’Italien courait en karting, avant de prendre en main sa carrière. Il l’avait ensuite présenté à Ferrari, puis s’était tourné vers Toto Wolff après le refus de Maranello. Antonelli avait intégré le programme juniors de Mercedes en 2019.
Le conflit s’est depuis durci. Minardi soutient que la résiliation du contrat a été unilatérale et injustifiée, tandis que l’entourage d’Antonelli se dit « sûr d’avoir agi dans les termes de la légalité » et affirme pouvoir le démontrer lors des prochaines audiences. Les deux camps restent éloignés et aucun accord transactionnel n’a été trouvé à ce stade.
Mattia Grassani, avocat de Giovanni Minardi, a déclaré à ANSA que « Giovanni n’aurait jamais voulu emprunter la voie du tribunal civil, mais après de profondes réflexions et une grande souffrance, il ne restait que le recours à la justice ordinaire ». Il a ajouté que « dans la phase précontentieuse, plusieurs rencontres ont eu lieu entre les parties pour tenter d’identifier une solution transactionnelle et amiable », sans qu’un accord final ne soit trouvé.
L’affaire pourrait désormais toucher directement l’environnement Mercedes. Toto Wolff, copropriétaire et team principal de l’écurie, ainsi que Gwen Lagrue, ancien responsable du programme juniors Mercedes, sont cités comme témoins possibles. Selon les informations rapportées en Italie, une prochaine audience à Bologne est évoquée après le Grand Prix de Monza, ce qui prolonge un contentieux susceptible de peser sur l’un des jeunes pilotes les plus en vue du plateau.
© Jonathan Borba