© Jonathan Borba

Verstappen « complètement aux commandes »

Max Verstappen est désormais « complètement aux commandes » de son propre projet, selon son manager Raymond Vermeulen, qui décrit une organisation construite avec Jos Verstappen sur une base restée intacte au fil des années: « l’amitié et la confiance ».

Dans un entretien accordé à FORMULE 1 Magazine, Vermeulen explique que la relation au sein du trio s’est transformée à mesure que Verstappen a mûri. « Max est devenu adulte et a davantage sa propre voix », dit-il. « Il est maintenant complètement aux commandes et apporte de plus en plus son propre ADN pour faire évoluer ce que nous avons commencé à construire. » Si Vermeulen continue de mettre en place « les structures commerciales », il précise que le pilote Red Bull est impliqué « de plus en plus intensivement » dans ce processus et que « les idées créatives viennent généralement de lui ».

Pour Vermeulen, cette évolution n’a pas changé la personne. Le manager de Max Verstappen explique qu’il voit encore en lui « le même Max qu’avant », « le même gentil petit gars » parti en 2014 à Düsseldorf avec ses parents pour signer son premier contrat en Formule 1. Il ajoute que ce souvenir reste « un peu la batterie » qui l’aide à tenir un rythme de travail total autour du quadruple champion du monde.

Vermeulen affirme être mobilisé « sept jours sur sept », aussi bien sur des sujets privés que professionnels, avec un objectif simple: faire en sorte que Verstappen soit « bien dans sa peau » et n’ait « qu’à se concentrer sur la course ». Il précise que Jos Verstappen et lui essaient d’organiser cet environnement le mieux possible.

Cette structure s’appuie aussi sur l’expérience accumulée dans le paddock. Vermeulen dit avoir reçu « la meilleure formation » à l’époque de Jos Verstappen avec « les Eddie Jordan et les Tom Walkinshaw de ce monde », ce qui nourrit aujourd’hui sa vigilance sur les contrats. « Il ne faut pas de clauses et de passages qui pourraient plus tard nous mettre dans une impasse », explique-t-il.

Dans cette architecture, le cadre central reste inchangé. Vermeulen rappelle que « le contrat avec Red Bull est le contrat principal » et que les autres accords sont organisés autour de lui, un point qui montre jusqu’où s’étend désormais l’implication de Verstappen dans la gestion de son écosystème, bien au-delà du volant.