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Red Bull surveille Bearman, Ferrari bloque la voie

Red Bull suit de près Oliver Bearman comme option potentielle pour l’avenir, au moment où la voie du pilote Haas vers un baquet Ferrari en F1 semble se refermer. Sur Sky Sports F1 à Silverstone, David Croft a affirmé que l’équipe autrichienne gardait "un œil très attentif" sur le Britannique, alors que les spéculations autour d’un possible départ de Max Verstappen ont repris de la force après le Grand Prix de Grande-Bretagne.

Croft a relié cet intérêt à Laurent Mekies, aujourd’hui patron de Red Bull, en rappelant qu’il "était l’homme qui a fait signer Ollie Bearman à la Ferrari Academy". Il a ajouté que si Bearman ne trouvait pas de chemin vers la Scuderia, cela "pourrait être une très bonne option pour Red Bull et pour Ollie".

Le point de bascule, pour Bearman, est que son horizon chez Ferrari s’est nettement assombri. Membre de la filière Ferrari depuis 2022, il a longtemps été considéré comme un candidat naturel pour une promotion à Maranello. Mais Charles Leclerc s’est réengagé sur le long terme et Lewis Hamilton est désormais vu comme un pilote susceptible de rester encore plusieurs saisons.

Martin Brundle a résumé cette situation sur Sky F1 en termes très clairs. "Ollie verra que Charles Leclerc a re-signé chez Ferrari, et que Lewis Hamilton semble parti pour rester encore plusieurs années", a-t-il expliqué. Avant de trancher: "Sa route vers l’équipe d’usine Ferrari a été coupée." Selon Brundle, Bearman "devra peut-être trouver un plan B".

C’est ce qui donne du poids à la piste Red Bull, même si elle reste suspendue à l’avenir de Verstappen. Les rumeurs se sont intensifiées après Silverstone, sur fond de tensions supposées entre le quadruple champion du monde et son équipe. Dans le même temps, l’idée d’un échange direct impliquant Oscar Piastri a été fermement rejetée par son manager Mark Webber, qui a qualifié ces bruits d'"inventions".

Bearman, lui, a renforcé sa cote par ses performances. Lors de son remplacement de Carlos Sainz au Grand Prix d’Arabie saoudite, il s’était qualifié 11e avant de terminer 7e pour ses débuts en Formule 1. À 21 ans, il compte désormais 36 Grands Prix et 66 points, un bilan qui nourrit l’intérêt autour de son nom au-delà de l’orbite Ferrari.

Le principal intéressé ne montre pourtant aucune impatience publique. Dans des propos rapportés par la Press Association, Bearman a déclaré: "Il n’y a pas d’échéance à laquelle je dois avoir fait ceci ou cela, et franchement je m’en fiche." Il a ajouté que "la fin de cette année est importante parce que beaucoup de contrats arrivent à leur terme" et que la hiérarchie de 2026 aidera à définir "à quoi ressemblera 2027". Sa conclusion résume sa position actuelle: "Ce n’est pas mon travail. Moi, je pilote la voiture. Il y a des gens qui s’occupent de ça pour moi."

Pour Red Bull, l’intérêt est donc double: surveiller un jeune pilote déjà éprouvé en F1 et profiter d’une fenêtre créée par l’encombrement chez Ferrari, si la situation de Verstappen devait réellement ouvrir un siège.