Red Bull aborde le Grand Prix de Grande-Bretagne 2026 avec un avantage stratégique potentiel rare parmi les équipes de pointe : Max Verstappen, septième sur la grille, et Isack Hadjar, cinquième, disposent chacun de deux trains de pneus mediums neufs, alors que les pilotes Mercedes, Ferrari et McLaren n’en ont qu’un.
Cet écart prend du poids parce que Pirelli attend une course de 52 tours presque verrouillée sur un seul arrêt. Le manufacturier prévoit comme scénario de référence un départ en medium, puis un relais en durs avec un arrêt entre les tours 24 et 30. Dans cette configuration, conserver un medium neuf supplémentaire offre à Red Bull plus d’options que ses rivaux directs.
L’autre élément notable du dimanche matin concerne Verstappen lui-même. Red Bull a choisi de ne rien modifier sur sa voiture avant le départ, ce qui confirme sa septième place obtenue en qualifications. L’idée d’un changement de moteur, que le Néerlandais souhaitait après un sprint et des qualifications frustrants, a donc été abandonnée.
Selon les informations publiées avant la course, Verstappen estimait qu’il y avait « peu de sens » à continuer de manière normale après son samedi à Silverstone. Une telle option aurait toutefois entraîné un départ depuis la voie des stands si d’autres réglages avaient été effectués en plus du moteur, ce que Red Bull a finalement refusé de faire.
Pirelli juge qu’un seul arrêt est « pratiquement garanti » sauf incident imprévu, comme une voiture de sécurité tardive. Son alternative la plus crédible consiste à prolonger le premier relais en mediums jusqu’aux tours 29 à 35, avant de passer en tendres.
C’est là que la réserve de Red Bull peut devenir décisive. Aucun des leaders n’a de train de tendres neuf disponible, alors qu’un drapeau rouge, une voiture de sécurité ou une VSC en fin de course pourrait transformer le deuxième train de mediums neufs de Verstappen et Hadjar en avantage immédiat face à des adversaires plus probablement contraints d’utiliser des pneus déjà entamés.
© Morio