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Leclerc, cible n°1 de Red Bull si Verstappen part

Jolyon Palmer estime que Charles Leclerc serait la cible prioritaire de Red Bull si Max Verstappen quittait l’équipe, un scénario qui pourrait faire basculer tout le marché des pilotes autour du champion du monde en titre.

Sur le podcast F1 Nation, l’ancien pilote de F1 a placé Verstappen au centre de l’équation. « If something happens there, then it's whether he moves to another team, in which case we've definitely got a frenzy on our hands », a déclaré Jolyon Palmer, ancien pilote de F1, sur F1 Nation. Il a ajouté qu’un départ créerait « a space at Red Bull » susceptible d’attirer un pilote opportuniste venu d’une autre équipe, au point d’en faire selon lui le dossier « le plus brûlant » du moment.

Cette projection ne sort pas de nulle part. Verstappen a publiquement attaqué la réglementation 2026, qu’il a qualifiée de « Formula E on steroids », avant d’admettre qu’il réfléchissait à ses options à la fin de l’année. La situation s’est encore tendue avec la signature de son ingénieur de course de longue date, Gianpiero Lambiase, chez McLaren à partir de 2028 au plus tard. Verstappen avait auparavant affirmé qu’il ne travaillerait pas avec un autre ingénieur, ce qui nourrit encore les doutes sur son avenir chez Red Bull, malgré un contrat courant jusqu’à la fin de la saison 2028.

Pour Palmer, si Verstappen s’en va, Red Bull ne pourra pas simplement compenser en restant dans sa propre filière, même avec des jeunes comme Isack Hadjar et Arvid Lindblad. Remplacer un profil de ce niveau imposerait d’aller chercher un pilote établi à l’extérieur.

Son choix est clair. « If money was no object, Charles Leclerc. He's been at Ferrari a long time. I think he's supremely talented. I think he's shown that », a dit Palmer. Il voit dans le Monégasque le mélange le plus crédible de vitesse pure et de plafond de performance pour reprendre le volant le plus exposé de la grille.

L’idée repose aussi sur la situation sportive de Ferrari. Palmer estime que si la Scuderia ne peut pas montrer cette année qu’elle est capable de jouer le titre, Leclerc pourrait écouter autre chose. « If Ferrari can’t show this year that they can be capable of winning the title », Leclerc « could be tempted away », a-t-il poursuivi, avant d’ajouter : « I still think there's a title in him, and I think he might be tempted. »

Le scénario reste très spéculatif, Palmer le reconnaît lui-même, mais il n’est pas dénué de logique sportive. Laurent Mekies, aujourd’hui à la tête de Red Bull, entretient de très bonnes relations avec Leclerc après avoir travaillé avec lui chez Ferrari. Si Verstappen devait vraiment ouvrir la porte d’un départ, Red Bull aurait alors à décider s’il protège sa transition avec sa filière ou s’il tente immédiatement le coup le plus ambitieux du marché en allant chercher Leclerc.