Ferrari a confirmé que Dino Beganovic remplacera Charles Leclerc lors de la FP1 du Grand Prix d’Autriche, où l’équipe fera aussi débuter sa première évolution du groupe propulseur de la saison 2026 au Red Bull Ring.
Le choix répond d’abord à l’obligation réglementaire imposée aux équipes d’aligner un rookie à quatre reprises sur l’année, deux fois dans chaque voiture. Beganovic, membre de la Ferrari Driver Academy depuis 2020 et engagé cette saison en Formule 2, avait déjà pris le volant de la SF-26 de Lewis Hamilton à Barcelone plus tôt ce mois-ci. Il avait aussi roulé en essais libres avec Ferrari depuis le début de la saison dernière, notamment à Bahreïn et déjà en Autriche.
Pour Leclerc, le timing n’est pas idéal. Le Monégasque perd une heure de roulage par rapport à Hamilton sur un circuit très court où la vitesse de pointe doit peser lourd sur les 71 tours de course. Cette séance manquée intervient aussi après une période plus compliquée pour lui, marquée par une huitième place seulement à Barcelone.
En parallèle, Ferrari profite du week-end de Spielberg pour introduire une version améliorée de son moteur thermique, dans le cadre du système ADUO de la FIA, qui autorise des opportunités de développement supplémentaires sur les groupes propulseurs 2026. L’équipe cherche ainsi à réduire un déficit de puissance considéré comme réel face à Mercedes et Red Bull Ford.
Ferrari ne présente pourtant pas cette évolution comme un remède immédiat. Enrico Gualtieri, responsable technique du groupe propulseur chez Ferrari, a expliqué que toute l’usine travaille intensivement selon une feuille de route planifiée afin d’exploiter au maximum les possibilités offertes par l’ADUO. Il a décrit la mise à jour de Spielberg comme une évolution « relativement modeste », intégrant des progrès obtenus ces dernières semaines, et comme l’illustration d’une logique de « amélioration continue » et de réaction rapide.
L’enjeu du vendredi autrichien dépasse donc la seule préparation de la course. Ferrari y combine une exigence réglementaire, du temps de piste précieux pour Beganovic et la première étape concrète de son programme de développement moteur, avec l’espoir de poser une base utile pour la seconde moitié de saison.
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